
La série de sanctions disciplinaires au sein des Forces armées et de sécurité du Mali se poursuit. Par deux décrets distincts signés le 30 décembre 2025, le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, a prononcé la cessation de l’état de militaire de plusieurs officiers supérieurs, dont des anciens hauts responsables de l’appareil sécuritaire et administratif.
Selon le décret n°2025-0898/PT-RM, le Colonel-major Kassoum Goïta, officier de l’Armée de Terre et ancien Directeur général de la Sécurité d’État (SE) sous Bah N’Daw, a été radié des effectifs des Forces armées et de sécurité pour mesures disciplinaires, à compter de la date de signature dudit décret.
Dans un autre décret, cette fois-ci de n°2025-0900/PT-RM, les autorités ont également acté la radiation du Colonel Fodé Malick Sissoko, officier de la Garde nationale du Mali et ancien Gouverneur de la région de Kidal. Là aussi, la décision fait suite à une procédure disciplinaire et à un Conseil d’enquête régulièrement tenu.
Il faut préciser que ces décisions interviennent dans un contexte plus large de réorganisation et de discipline renforcée au sein des forces de défense et de sécurité. En effet, plusieurs sources concordantes indiquent qu’un autre officier de Police, Moustapha Diakité, figure également parmi les militaires récemment radiés.
Cependant, ces nouvelles mesures s’inscrivent dans la continuité d’une vague de radiations ayant déjà touché plus d’une dizaine d’officiers au cours des derniers mois. Parmi les noms cités figurent notamment Nema Sagara, Abass Dembélé, Alpha Yaya Sangaré, ainsi que plusieurs autres cadres militaires.
Les décrets précisent que toutes les décisions ont été prises conformément à la Constitution, à la Charte de la Transition révisée, à la loi portant organisation générale de la Défense nationale, ainsi qu’au Statut général des militaires. Les textes ont vocation à être enregistrés et publiés au Journal officiel de la République du Mali.
En effet pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les motifs précis ayant conduit à ces radiations successives. Toutefois, ces décisions traduisent la volonté affichée des autorités de la Transition de renforcer la discipline, la responsabilité et la cohésion au sein des forces armées et de sécurité du pays.
Adama Tounkara