
À l’occasion de la cérémonie de clôture de la 10ème édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption, tenue le 10 février 2026 au CICB, Dramane Yacouba Diallo, dans son allocution, a lancé un appel à un engagement des jeunes en faveur de l’intégrité et de la bonne gouvernance ladite cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de la jeunesse et des sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, en présence de la représentante du ministre de la justice et des droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ainsi que du représentant du Président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, entre autres personnalités. Selon Diallo, dix années d’actions, de sensibilisation et de plaidoyer constituent un acquis majeur pour le pays et le thème retenu cette année 10ème édition d’engagement contre la corruption : la jeunesse en première ligne pour construire l’intégrité de demain » a, selon lui, trouvé un écho particulier à travers les nombreuses activités organisées. Il a notamment salué le partenariat entre l’École nationale d’administration publique du Québec (ÉNAP), le Projet LUCEG, la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) ; tout en expriment sa reconnaissance au ministère de la justice et des droits de l’homme, le ministère de la promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que le ministère de la jeunesse et des sports pour leur accompagnement institutionnel entre autre.
Allocution du Directeur Pays du Projet, Dramane Yacouba Diallo, lors de la Cérémonie de clôture de la 10ème Édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption
C’est avec un sentiment de fierté et de responsabilité que je prends la parole à l’occasion de la cérémonie de clôture de la 10e édition de la Semaine de la Jeunesse contre la corruption.
Cette 10e édition de la Semaine de la jeunesse contre la corruption marque une étape importante dans notre engagement collectif dans la lutte contre la corruption, l’enrichissement illicite et la mauvaise gouvernance.
Dix années de mobilisation continue en faveur de l’intégrité publique, de la redevabilité et de la citoyenneté responsable constituent un acquis majeur pour notre pays et pour l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption.
Le thème de cette 10e édition, « 10 ans d’engagement contre la corruption : la jeunesse en première ligne pour construire l’intégrité de demain », a trouvé une résonance particulière à travers les activités menées tout au long de la semaine. Il nous rappelle que la lutte contre la corruption ne peut plus se limiter à des discours de principe : elle doit désormais s’appuyer sur l’innovation sociale, le numérique, la mobilisation communautaire et l’engagement concret des jeunes au niveau local.
Les panels, conférences-débats, ateliers participatifs, campagnes de sensibilisation, actions de proximité dans les établissements scolaires et universitaires, ainsi que les activités culturelles et sportives, ont démontré que la jeunesse malienne est non seulement consciente des enjeux de la corruption, mais aussi porteuse de solutions. Vous avez montré que l’intégrité peut être promue par la créativité, la parole citoyenne, l’art, le slam, le théâtre, le digital et l’engagement communautaire.
Le bilan de cette semaine est éloquent : il met en lumière l’importance de la synergie d’actions entre les institutions publiques, les structures de contrôle, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. Cette dynamique partenariale constitue aujourd’hui un levier stratégique pour inscrire durablement la lutte contre la corruption dans les comportements individuels et collectifs.
Au nom de l’ÉNAP du Québec, je tiens à saluer la qualité du partenariat entre le Projet LUCEG, la Communauté de pratique en matière de lutte contre la corruption (CPLC), l’OCLEI et l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs impliqués dans l’organisation des activités de lutte contre la corruption. Cette collaboration illustre parfaitement l’approche multi-acteurs indispensable pour relever les défis de la gouvernance, de la transparence et de la redevabilité publique.
Je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance aux autorités nationales pour leur accompagnement constant, notamment au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, au Ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, au Ministère de la Jeunesse, des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, ainsi qu’aux autres départements sectoriels engagés. Leur appui institutionnel confère à cette initiative une légitimité et une portée stratégique.
Je remercie très sincèrement l’Ambassade du Canada et, à travers elle, Affaires mondiales Canada, pour leur soutien déterminant à cette initiative. Cet accompagnement témoigne d’une confiance renouvelée dans la capacité des acteurs maliens, en particulier des jeunes, à porter des dynamiques durables de transformation sociale et de promotion de la bonne gouvernance.
Je salue également l’engagement remarquable de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, du Bureau du Vérificateur Général, de la CENTIF, de l’ARGASC, ainsi que la mobilisation exemplaire des organisations de la société civile partenaires. Votre expertise, votre proximité avec les communautés et votre engagement citoyen ont donné une dimension concrète et inclusive à cette 10e édition.
Chers jeunes,
Vous êtes au cœur de cette mobilisation. Vous n’êtes pas seulement des bénéficiaires de nos actions ; vous en êtes les acteurs principaux. La lutte contre la corruption est avant tout une lutte pour l’avenir : l’avenir de l’accès équitable aux services publics, l’avenir de l’emploi, l’avenir de la justice sociale, l’avenir de la confiance entre l’État et les citoyens. En vous engageant aujourd’hui, vous posez les bases d’une gouvernance plus éthique et plus responsable pour demain.
La corruption fragilise nos institutions, entrave le développement, nourrit les inégalités et compromet les perspectives de la jeunesse. À l’inverse, l’intégrité, la transparence et la redevabilité constituent des facteurs clés de stabilité, de cohésion sociale et de développement durable. C’est pourquoi votre rôle est stratégique : vous êtes la génération qui peut transformer durablement les normes sociales et faire de l’intégrité une valeur partagée.
En conclusion, je voudrais rappeler que la lutte contre la corruption ne saurait se limiter à une semaine d’activités, aussi riches soient-elles. Elle doit s’inscrire dans la durée, dans nos pratiques quotidiennes, dans nos choix individuels et collectifs, dans nos institutions et dans nos communautés.
Comme le rappelait Nelson Mandela, « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. »
Ensemble, avec une jeunesse mobilisée, consciente et engagée, nous pouvons faire reculer la corruption et bâtir une société plus juste, plus équitable et plus transparente.
Je forme le vœu que l’élan de cette 10e édition se prolonge bien au-delà de cette semaine, et qu’il irrigue durablement nos actions futures.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Kadiatou Traoré