Plus de 28 millions de FCFA d’irrégularités ont été constatées

La gestion du Consulat Général du Mali à Lyon a fait l’objet d’une vérification financière au titre des exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (30 septembre). Elle avait pour objectif de s’assurer de la régularité et de la sincérité des opérations de recettes et de dépenses. Les travaux de vérification ont concerné la gestion du personnel, la tenue de la comptabilité, la réception des fonds de la Paierie Générale du Trésor (PGT), la mobilisation des recettes propres et l’exécution des dépenses.
Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.
Irrégularités administratives :
La mission de vérification a constaté que le Secrétaire Agent Comptable ne porte pas des mentions obligatoires sur les pièces de dépenses. Il ne respecte pas le plafond de disponibilités à détenir en caisse. Il ne tient pas des registres comptables conformément à la réglementation en vigueur et, enfin, il utilise les recettes propres sans l’autorisation du Payeur Général du Trésor.
Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé au Secrétaire Agent Comptable du Consulat Général du Mali à Lyon de porter toutes les mentions obligatoires sur les pièces justificatives des dépenses conformément à la réglementation en vigueur ; respecter le plafond de disponibilités à détenir en caisse ; tenir tous les registres comptables conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités de tenue des registres comptables et requérir l’autorisation du Payeur Général du Trésor avant toute utilisation des recettes propres.
Irrégularités financières :
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 28 494 208 FCFA.
Ces irrégularités financières sont relatives au paiement d’avantages indus pour un montant total de 13 605 749 FCFA ; au paiement de dépenses non éligibles pour un montant total de 5 714 199 FCFA et à la non-justification de dépenses pour un montant total de 9 174 260 FCFA.
Les faits relevés dans le rapport de vérification et qui sont susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières ont été dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République Financier.