Accueil Corruption 10ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption : Renforcement des capacités sur la plateforme KENEKANKO

10ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption : Renforcement des capacités sur la plateforme KENEKANKO

by Nandi
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Le changement des mentalités face à la corruption demande au moins vingt ans », souligne Hamidou Coulibaly, chargé des programmes

Ce 09 février 2026, dans le cadre de la 10ème édition de la semaine de la jeunesse contre la corruption, la Coalition de Lutte contre la Corruption (CLC), en partenariat avec la Communauté de Pratique en matière de Lutte contre la Corruption (CPLC) et avec l’appui du projet LUCEG, a organisé une journée de sensibilisation à l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF). Placée sous le thème « Dix ans d’engagement contre la corruption : la jeunesse en première ligne pour construire l’intégrité de demain », cette initiative vise à renforcer l’engagement des jeunes, des femmes, des personnes vivant en situation de handicap et des organisations de la société civile (OSC) dans la lutte contre la corruption. La cérémonie d’ouverture était président par le représentant du projet LUCEG, la présidente de la CPCL et la vice-présidente de la CLC.

Cette journée a réuni 60 participants, dont 30 femmes et 30 hommes, représentant les OSC et les personnes vivant en situation de handicap, les échanges se sont tenus dans la salle de conférence de l’OPF à Niamkoro, offrant un cadre propice aux discussions constructives et à la formation pratique.

 L’objectif de cette rencontre a pour objet de renforcer les capacités des OSC et des médias sur les procédures et outils de dénonciation des actes de corruption via la plateforme KENEKANKO et promouvoir cette plateforme comme mécanisme sécurisé de signalement des pratiques corruptives ; sensibiliser à l’importance du signalement citoyen et à la responsabilité collective dans la lutte contre la corruption notamment l’identification des canaux de transmission des dénonciations et échanger sur les bonnes pratiques en matière de suivi des dossiers.

Mahamadou Traoré, spécialiste suivi et évaluation du projet LUCEG, a souligné que la corruption constitue une violation des droits fondamentaux, en particulier pour les femmes, les filles et les communautés vulnérables, et que la lutte contre ce fléau est une responsabilité collective. Il a insisté sur le rôle central de KENEKANKO pour signaler les actes de corruption en toute sécurité et contribuer à la transparence et à la bonne gouvernance.

De son côté Mariam Diama Sanogo, présidente de la CPLC, a rappelé l’importance historique de la semaine de la jeunesse contre la corruption, initiée en 2017. Elle a insisté sur la place essentielle des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap dans la prévention de la corruption, en particulier à travers l’usage d’outils de dénonciation fiables.

Quant à Adda Diawara, vice-présidente de la CLC, a ouvert la journée en rappelant que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous. Elle a expliqué les avantages et les limites des dénonciations anonymes ou à visage découvert sur KENEKANKO, tout en présentant des exemples concrets d’infractions de corruption remontées via la plateforme, telles que :

  • Atteintes aux biens publics (article 243-55 du nouveau code pénal) ;
  • Concussion (article 243-64 du nouveau code pénal).

La présentation du plateforme Kénékankoa été faite par Adda Diawara, la vice-président de la CLC et Hamidou Coulibaly, chargé de programme de la CLC ont mis l’accent sur l’utilisation du plateforme Kénékanko :

Comment accès à cette application sur play store car la version app store n’est pas encore disponible et comment faire la dénonciation dans l’anonyme et son inconvénient : inconvénient il ya des manquements dans la dénonciation dans ce cas les dossiers ne seront pas pris en compte et l’avantage de faire la dénonciation à visage découverte : dénonciation à visage découvert il y a des erreurs   c’est d facile de joindre le dénonçant entre autre.

Cette journée de sensibilisation a permis de renforcer la culture de transparence, de redevabilité et de collaboration entre acteurs engagés dans la lutte contre la corruption au Mali. Elle marque également un pas important dans la mobilisation citoyenne, en plaçant les jeunes et les populations vulnérables au cœur des mécanismes de dénonciation et de promotion de l’intégrité.

La Coalition de Lutte contre la Corruption et ses partenaires remercient le projet LUCEG pour son soutien financier et technique et réaffirment leur engagement à poursuivre la lutte contre la corruption.

Youma A Cissé

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