Accueil Education Enseignement supérieur et de Recherche au Mali : La fuite des cerveaux inquiète

Enseignement supérieur et de Recherche au Mali : La fuite des cerveaux inquiète

by Nandi
0 commentaire

Dans une note adressée à des responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, le Ministre Bouréma Kansaye interpelle sur de nombreux cas d’abandon de poste d’enseignants-chercheurs. Cela, en instruisant à ces responsables de prendre des mesures pour que les enseignants-chercheurs concernés regagnent leur poste.

Fuite des cerveaux vers d’autres horizons ou manque d’intérêt pour l’enseignement des universitaires maliens ?

Difficile de répondre par l’affirmatif à l’une de ces deux questions. Mais ce qui reste évident, relève de l’abandon généralisé de postes par des enseignants au niveau de l’Enseignement supérieur et de recherche au Mali. Face donc, à cette situation, les deux Ministères notamment de l’Education nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ont émis des circulaires aux responsables des structures concernées pour dénoncer cet état de fait alarmant.

En effet, au cours de la semaine écoulée, c’est le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye qui a réagi, à travers une correspondance, suite à plusieurs cas d’abandon de poste d’enseignants-chercheurs.

« Dans le cadre du suivi de la gestion des enseignants-chercheurs, il m’a été donné de constater de nombreux cas d’abandon de poste » a-t-il fait savoir. Avant d’indiquer que cette situation constitue une violation des dispositions de l’Ordonnance n°2017-036/P-RM du 27 septembre 2017 portant Statut des enseignants-chercheurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dont l’article 10 dispose que : « Tout Enseignant-chercheur, quel que soit son rang, est tenu d’assurer personnellement avec assiduité toutes les obligations que lui impose l’exercice de ses fonctions ».

Ainsi, souligne le Ministre Kansaye, ces absences affectent énormément, la production et la transmission du savoir dans le cadre de la recherche scientifique et des formations initiales et continues, comme indiqué à l’article 8 alinéa 2 du Statut des enseignants-chercheurs. Egalement, qu’elles constituent l’une des principales causes de la hausse du volume des heures supplémentaires.

Dans la même dynamique, le Ministre Kansaye informe ces responsables des Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche, qu’il devient impératif de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur afin que l’ordre et la discipline règnent au sein des institutions d’enseignements supérieur et de recherche. « Vous disposez pour cela d’une gamme de sanctions prévue à l’article 72 du Statut des enseignants-chercheurs. Aussi, je vous invite à me rendre compte, au plus tard le vendredi 6 février 2026, des mesures que vous prendriez afin que les enseignants-chercheurs concernés regagnant leur poste… » a-t-il lancé comme ultimatum.

Espérons que cette mise en garde du Ministre de tutelle puisse avoir un effet positif. Sans quoi, le constat reste alarmant, de la même manière que dans le secteur de la santé, où les Professeurs passent plus de temps dans les cliniques privées et les conférences internationales que dans les hôpitaux publics, de cette manière, les enseignants-chercheurs auraient aussi déserté les salles des facultés publiques pour monnayer leur savoir dans certains pays voisins ou universités privées de la place.

Mariam Sissoko

Vous aimerez peut-être aussi

Laisser un commentaire

Nandi.info est un journal d’information général, propose tout une diversité de rubriques de publication d’article et d’information locale et internationale.

@2024 – nandi.info, tous droits réservés