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L’Office du Niger écrit une nouvelle page avec Abdoulaye Diané

by Nandi
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Conseil des ministres : Abdoulaye Diané prend la tête de l’ON

Ce vendredi 16 janvier 2026, lors du Conseil des ministres, Abdoulaye Diané a été nommé Président Directeur Général de l’Office du Niger. Décrit unanimement par ses collaborateurs comme un homme de rigueur, d’engagement et de grande disponibilité, il consacre ainsi un parcours professionnel riche et exemplaire au service de l’État et des institutions. Avec cette nomination, l’Office du Niger ouvre une nouvelle page de son histoire sous la direction de son nouveau président.

Juriste de formation, Abdoulaye DIANÉ est natif de Sikasso, où il est né le 17 juillet 1962. Titulaire d’une maîtrise en Relations Internationales et Administration Publique, il incarne le profil d’un homme de sérail, façonné par plus de 25 années d’expérience dans la gestion des affaires publiques, diplomatiques et économiques, aussi bien au Mali qu’à l’international.

Au fil de sa carrière, le nouveau PDG de l’Office du Niger a occupé plusieurs hautes responsabilités stratégiques. Il a notamment été Consul Général du Mali à Paris, une fonction diplomatique de premier plan, il a aussi servi comme 1er adjoint au Maire de la Commune V du District de Bamako. Le nouveau PDG a également présidé le Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de Développement des Biocarburants (ANADEB), contribuant à la réflexion et à l’action dans un secteur clé pour la diversification énergétique du pays.

Plus récemment, depuis août 2021, Abdoulaye Diané assurait la présidence du Conseil d’Administration de la SOMAPEP, responsabilité qu’il a exercée avec professionnalisme jusqu’à sa nomination à la tête de l’Office du Niger, véritable pilier de la souveraineté alimentaire du Mali.

Outre ces fonctions, Monsieur DIANÉ dispose d’une expertise avérée dans le secteur minier. Il a, en effet, été Conseiller du Directeur Général de la société minière AngloGold Ashanti en Guinée Conakry pendant huit ans, une expérience qui lui a permis d’approfondir sa connaissance des enjeux économiques, sociaux et environnementaux des grandes entreprises.

Ce parcours pluriel et dense a permis au nouveau PDG, Abdoulaye DIANÉ d’acquérir une maîtrise approfondie de l’environnement économique et social, ainsi que de solides compétences en négociation, management et gouvernance.

Autant d’atouts qui constituent aujourd’hui un gage d’espoir et de confiance pour l’Office du Niger, confronté à des défis majeurs liés à la modernisation, à la performance agricole et à la sécurité alimentaire.

Avec Abdoulaye DIANÉ à sa tête, l’Office du Niger peut s’appuyer sur un dirigeant expérimenté, à l’écoute de ses collaborateurs et résolument engagé pour impulser une nouvelle dynamique de développement au service du monde rural.

Source : CCRP/ON

Nomination du Juriste Abdoulaye DIANÉ comme PDG de l’Office du Niger

Mettre le droit au service de l’agriculture

Bien que l’Office du Niger soit un géant agricole malien, sa direction n’a pas toujours été exclusivement assurée par des experts du monde agricole. La nomination d’un Président Directeur Général peut se reposer souvent sur des choix politiques et administratifs qui ont parfois privilégié d’autres profils (ingénieurs, instituteurs, administrateurs, militaires, douaniers etc.). Bien que des leaders issus du monde agricole émergent et soient nécessaires pour une gestion plus adaptée aux réalités du terrain et aux défis complexes de la sécurité alimentaire, d’autres leaders émanant d’autres secteurs ont laissé une marque indélébile à l’entreprise agricole. C’est le cas de feu Samba Lamine (instituteur), de feu Col Issa Ongoiba et du douanier Abdoul Karim Konaté dit Empé. C’est ce qui a compris l’Agroéconomiste, Oumarou Mohamed Lamine de la Direction Régionale de l’Agriculture de Mopti, qui à travers un poste, en réaction à notre article du vendredi dernier sur la nomination de Abdoulaye DIANÉ comme PDG de l’Office du Niger, a fait une analyse de belle facture et de haut vol, que nous vous proposons ici.

Dans un pays comme le Mali, pionnier de la formation agricole depuis la fin du XIXe siècle, le choix d’un juriste à la tête de l’Office du Niger peut surprendre face à la disponibilité de nombreux agronomes et agroéconomistes de haut niveau.

Cependant, la nomination d’un profil juridique par le Ministre de l’Agriculture pourrait répondre à trois enjeux majeurs que la technique seule ne suffit plus à résoudre :

1. L’assainissement du foncier

Le principal défi de l’Office du Niger n’est plus seulement de produire, mais de gérer la terre. Les litiges fonciers, l’attribution des baux et la sécurisation des parcelles pour les paysans sont des questions de droit. Un juriste est, par définition, mieux armé pour : Trancher les contentieux entre exploitants; Verrouiller les contrats de gérance; Lutter contre la spéculation foncière.

2. La réforme des textes et la conformité

L’Office est une institution colossale qui doit évoluer dans son cadre réglementaire. Un juriste à sa tête permet de :

Mettre à jour les textes organiques pour les adapter aux réalités modernes.

Garantir la transparence administrative et la rigueur dans les marchés publics.

Rassurer les partenaires financiers par une gestion strictement conforme aux normes législatives.

3. L’arbitrage et la médiation sociale

Le Président Directeur Général agit souvent comme un arbitre entre l’État, les investisseurs privés et les organisations paysannes. Le juriste possède les outils de négociation nécessaires pour concilier des intérêts souvent divergents tout en restant dans le cadre de la loi.

Conclusion : Une complémentarité des compétences

Il ne s’agit pas de remplacer l’agronomie par le droit, mais de mettre le droit au service de l’agriculture. Si l’agronome reste le garant de la productivité et de la technicité sur le terrain, le juriste assure la solidité du socle sur lequel repose cette production.

Le Ministre dispose probablement d’une feuille de route où la priorité actuelle est la réorganisation institutionnelle et la justice sociale, avant la pure optimisation technique.

En somme : L’agronome sait comment fertiliser la terre, le juriste veille à ce que cette terre soit protégée, bien administrée et que les règles du jeu soient les mêmes pour tous.

Source : CCRP/ON

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