
Peur de déstabilisé leurs foyers, la violence basée sur le genre (VBG) demeure un problème qui touche principalement les femmes et les filles. Au Mali, de nombreuses femmes vivent encore dans le silence, la peur et la résignation. C’est ce dans contexte que Mme Awa Diakité et Mme Bintou Dembélé nous confie leurs quotidiens marqué dans leurs foyers par la violence, la pauvreté et l’abandon etc.
Mme Awa Diakité vendeuse, 19 années de mariage et mère de 9 enfants, elle s’exprime qu’elle aime son mariage, mais son mari ne s’intéresse plus à elle, à cause de l’argent car chaque jour il y a des palabres l’insulte, il lui frappe même devant mes enfants !
Depuis le début de leur union, la situation ne cesse de se dégrader, après la naissance de trois voire quatre enfants, son mari a commencé à la fatiguer moralement et physiquement. Quant à elle, a pensé au jour de mon mariage, elle n’a jamais imaginé cette souffrance et aujourd’hui, elle est emprisonnée dans son foyer malgré elle, toutes les charges de la famille reposent sur elle et son mari ne fait que rien que l’insulter et critiquer, elle ajoute que les parents de son mari ne l’ont jamais appréciée, mais ces parents disent qu’une femme doit rester dans son foyer, dans l’espoir que ça ira un jour.
Quant Mm Bintou Dembélé, ménagère et 33 années de mariage et mère de 11 enfants, pour sa part, son mariage a commencé contre la volonté de son père qui n’a jamais accepté ce mariage, elle a désobéi son père et aujourd’hui elle regrette.
Son mari n’aime pas travailler, c’est elle qui assure toute les charges pour nourrir sa famille, (payé le loyer, l’électricité, la nourriture, les habilement et autre Au début, Mme Bintou travaillait dans un organe de communication, mais les revenus ne suffisaient pas, elle a dû se reconvertir dans la vente ambulante, pour vendre des casseroles et autre, mais malgré tous ses efforts, son mari continue de la maltraiter et quand elle dise que dis que je n’ai pas d’argent, il se fâche. Il court derrière d’autres femmes, parfois il prend son argent de force s’il n’y arrive pas, il lui frappe. Son père là ignorée avec tous ses problèmes et aujourd’hui, elle ne peut plus retourner chez mes parents.
Les témoignages de Mme Awa Diakité et de Mme Bintou Dembélé sont des exemples pour des milliers de femmes victimes de violence basée sur le genre, souvent contraintes de rester dans leurs foyers destructeurs à cause de la pression sociale, familiale ou économique.
Ces voix rappellent l’urgence de renforcer la protection des femmes, l’accès à la justice, le soutien psychologique et économique, afin qu’aucune femme ne soit obligée de choisir entre la violence et la survie.
Oumou Kané