Le Gouvernement réforme les chefferies traditionnelles pour renforcer la gouvernance
Le Gouvernement malien a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration territoriale, réunir au conseil des ministres ce vendredi 24 juillet 2026, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, sur le rapport du ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant statut des villages, fractions et quartiers.
Une réforme qui vise à mieux encadrer le fonctionnement des autorités traditionnelles en fin de résoudre les difficultés rencontrées au sein des chefs de village, de fraction et de quartier concernant la désignation du chef depuis plusieurs années.
Les villages, fractions et quartiers constituent le premier niveau de l’organisation administrative, leur fonctionnement est régi par la loi du 28 juin 2006 relative à leur création et à leur administration. Mais l’application cette loi à souvent créer des conflits d’interprétation au sein des légitimités traditionnelles tout en provoquant souvent des blocages dans la nomination des chefs traditionnels. C’est dans cette dynamique que le conseil des ministres à adopter le projet de loi, adopté, corrige ces insuffisances à travers entre autres :
- la subordination des conditions de désignation et de service des chefs de village, de fraction et de quartier ainsi que de leurs conseillers aux coutumes et traditions établies dans chaque localité et la suppression du mandat des conseils ;
- la consécration formelle de l’obligation d’impartialité des chefs de village, de fraction et de quartier ;
- la définition des incompatibilités avec la fonction de chef de village, de fraction et de quartier ;
- la formalisation du registre dénommé « cahier de recensement » à partir duquel sont délivrés les carnets de famille ;
- la suppression de l’avis consultatif du conseil communal ;
- la normalisation de la base juridique de l’autorisation accordée aux chefs de village, de fraction et de quartier de hisser dans la cour de leur domicile l’emblème national et de porter un insigne distinctif ;
- la possibilité donnée aux villages, fractions et quartiers de s’organiser en secteur pour la coordination de leurs activités ;
- la définition des conditions et modalités du transfert et de changement de nom de village, de fraction et de quartier.
A travers cette initiative les autorités entendent renforcer la stabilité institutionnelle à la base, pour préserver les traditions tout en clarifiant les règles de gouvernance, afin de prévenir les conflits de légitimité et de garantir un meilleur fonctionnement des communautés.
Samaba L Cissé



