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L’Office du Niger : le PDG engage le dialogue avec les producteurs 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐝’𝐀𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐑𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞

Office vise 7 tonnes de riz et 30 tonnes de maraîchage à l’hectare pour produire mieux et gagner

𝐌𝐚𝐫𝐤𝐚𝐥𝐚, 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐝𝐞́𝐫𝐞́𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐝’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐍𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐬𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐏𝐨𝐧𝐭-𝐁𝐚𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞 (𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝’𝐢𝐫𝐫𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞𝐬), cette dans cette démarche 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐆𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐃𝐫 𝐒𝐚𝐦𝐛𝐚 𝐁𝐨𝐜𝐚𝐫𝐲 𝐓𝐎𝐔𝐍𝐊𝐀𝐑𝐀 𝐚 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐩𝐭 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 : 𝐌’𝐁𝐞́𝐰𝐚𝐧𝐢, 𝐊𝐨𝐥𝐨𝐧𝐠𝐨, 𝐊𝐞́-𝐌𝐚𝐜𝐢𝐧𝐚, 𝐍𝐢𝐨𝐧𝐨, 𝐌𝐨𝐥𝐨𝐝𝐨, 𝐍’𝐃𝐞́𝐛𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 𝐞𝐭 𝐊𝐨𝐮𝐫𝐨𝐮𝐦𝐚𝐫𝐢. Cet échange a réuni les a𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́s 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬, 𝐞́𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱, 𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 les 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬, 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬.

Cette 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 s𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐞 d𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 g𝐥𝐨𝐛𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐍𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞 p𝐥𝐚𝐧 𝐝’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐑𝐞𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞.

Selon le maire de la ville de Markala, Adama SIBY, du représentant du Délégué Général des exploitants agricoles, Barema BOUARE et du Préfet Moriba CAMARA qui ont tous salué cette initiative, le Président Directeur Général de l’Office du Niger Dr Samba Bocary TOUNKARA a fait une introduction en ces termes ; « Aujourd’hui, je suis venu vous expliquer notre boussole stratégique, notre grand dessein pour les générations futures : la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger à l’horizon 2063 et son Plan d’Actions. Cette vision à long terme est notre pacte générationnel ». Avant de rappeler que : « se fondant sur les recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR), le Gouvernement a adopté la nouvelle Vision « 𝑴𝒂𝒍𝒊 𝑲𝒖𝒓𝒂 ɲɛ𝒕𝒂𝒂𝒔𝒊𝒓𝒂 𝒌𝒂 𝒃ɛ𝒏 𝒔𝒂𝒏 2063 𝒎𝒂» en tant que document unique de référence pour le développement de notre pays ».

La Stratégie et le Plan d’Actions pour le Renouveau de l’Office du Niger, en question sont une initiative, une instruction PRESIDENTIELLE, avec un mandat explicite clair de : « 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝑶𝒇𝒇𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝑵𝒊𝒈𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝑷𝒐̂𝒍𝒆 𝑨𝒈𝒓𝒐-𝒊𝒏𝒅𝒖𝒔𝒕𝒓𝒊𝒆𝒍 𝒅’𝑬𝒙𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆𝒏𝒄𝒆, 𝒎𝒐𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒕𝒆́ 𝒂𝒍𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒐𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆́𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒖𝒗𝒓𝒆𝒕𝒆́ 𝒂𝒖 𝑴𝒂𝒍𝒊».

Il s’agit d’une Stratégie de transformation agro-industrielle structurelle, dont le coût global est évalué à 3 500 milliards de FCFA d’ici 2063. Et pour l’opérationnaliser, nous passons à l’acte avec le Plan d’Actions pour le Renouveau de l’Office dont le montant s’élève à 1 100 milliards de FCFA pour la période 2026-2033.

Dans ce vaste chantier du Renouveau de l’Office du Niger, la Direction Générale de l’entreprise attend mener des actions précises à l’égard des exploitants agricoles. Il s’agit de mettre l’eau au bout du canal, à la parcelle, à l’heure prévue, dans la quantité prévue. Au 28 juillet 2026, plus de 80 contrats d’entretien et de réhabilitation du réseau hydraulique sont signés, pour près de 4 milliards de FCFA déjà engagés : curage des canaux principaux, réparation des vannes, désensablage des ouvrages structurants. Pour cela, le PDG veille au grain : « Nous vous rendrons compte, publiquement et régulièrement, de ce que chacun de ces francs aura produit sur le terrain. Un franc de redevance-eau qui ne se traduit pas par de l’eau au bout du réseau est un franc dont nous devons rendre compte. C’est cela, la vérité hydraulique : que le service de l’eau soit fiable, mesurable, et que vous puissiez le vérifier vous-mêmes ».

En plus de la bonne gestion de l’eau, le PDG veut désormais que des intrants arrivent jusqu’aux exploitants agricoles. « Chaque sac d’engrais subventionné doit aboutir dans la main du paysan qui travaille la terre, et non dans le circuit du spéculateur. Le dispositif de traçage que nous mettons en place, a un seul objet : que vous puissiez, chacun d’entre vous, dire d’où vient votre engrais, à quel prix il vous a été remis, et à quelle date. Sur ce point, notre tolérance est zéro » déclare-t-il.

Aussi, le PDG veut un encadrement qui écoute avant de prescrire. Pour lui, « l’encadreur agricole n’est pas un fonctionnaire venu vous inspecter. C’est votre associé de terrain. Le binôme encadreur-producteur est l’unité de base du Renouveau de l’Office du Niger : c’est là que la connaissance de la terre rencontre celle de la technique, et c’est de cette rencontre que naît la productivité. Nous allons densifier cet encadrement, mais nous allons surtout le rendre utile c’est-à-dire réactif, présent, et redevable de ses résultats devant vous autant que devant nous ».

Évoquant la gestion du foncier, le patron de l’Office du Niger a soutenu que : « l’audit des baux est en cours. La règle est claire, et elle ne changera pas : la terre de l’Office du Niger appartient à ceux qui la valorisent, non à ceux qui la gèlent, non à ceux qui la détournent, non à ceux qui la spéculent. Les hectares nouveaux qui seront aménagés et les parcelles réhabilitées seront attribués selon le mérite productif, avec une priorité pour les jeunes et les femmes qui veulent réellement produire. Aucun favoritisme ne sera toléré. Aucune spoliation ne sera couverte ».

Sachant bien qu’aucune des activités citées ne serait réalisée sans la sécurité, Dr TOUNKARA a déclaré que « l’on ne cultive pas la peur au ventre. On n’investit pas là où l’on peut être détroussé. Les Forces Armées Maliennes (FAMa) assument aujourd’hui, à un niveau sans précédent, la sanctuarisation de nos zones de production, et nous leur en sommes profondément reconnaissants. Ce que nous vous devons, à travers elles, c’est de pouvoir vous consacrer entièrement à votre travail ».

En retour, il a demandé aux exploitants agricoles de :

𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬. « L’objectif que nous partageons, c’est 7 tonnes à l’hectare pour le riz paddy et 30 tonnes à l’hectare pour le maraîchage de contre-saison. C’est le seuil à partir duquel votre revenu de campagne devient un revenu décent, et non un revenu de subsistance. Nous mettrons en place, avec les organisations professionnelles, un dispositif d’émulation annuel : les binômes « producteur-encadreur » les plus performants seront reconnus, primés, cités en exemple. Le mérite paysan sera célébré publiquement. Nous voulons que « meilleur exploitant de l’Office du Niger » devienne un titre que l’on porte avec la même fierté qu’un diplôme ».

𝐆𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐬𝐞𝐳. Aujourd’hui, « environ 25% du riz paddy et 40% de certains produits maraîchers sont perdus après récolte. Traduit en argent : ce sont environ 65 milliards de FCFA qui sortent chaque année des poches des Exploitations Agricoles de l’Office du Niger. Cet argent, c’est le vôtre. Il ne va nulle part – il pourrit, il moisit, il s’évapore. Le volet agro-industriel du Plan d’Action, avec ses cœurs d’agrégation et ses satellites de conditionnement, n’a qu’un but avoué : que cet argent-là reste dans vos poches. Ramener les pertes en dessous de 5%, c’est mécaniquement rendre à chaque famille exploitante plusieurs centaines de milliers de FCFA par an.

𝐍𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐱 𝐝𝐞𝐛𝐨𝐮𝐭, 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐠𝐞𝐧𝐨𝐮𝐱. Les industries et entreprises qui s’installeront dans les plateformes agro-industrielles et les Centres d’agrégation et de Services, auront besoin de vous, autant que vous aurez besoin d’elles. Mais un paysan seul face à une industrie n’a pas le poids d’un paysan organisé. C’est pourquoi le troisième pilier du Plan d’Action pour le Renouveau de l’ON est l’accompagnement juridique et managérial de vos organisations professionnelles pour les transformer en faîtières capables de négocier des contrats de livraison, des prix planchers, des cahiers des charges. Demain, c’est vous qui signerez avec l’industriel, et non l’industriel qui vous imposera son prix.

𝐄́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐮̂𝐭𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐫𝐛𝐞. L’eau coûte cher. Les engrais chimiques coûtent cher. L’énergie coûte cher. Nous ouvrons avec des partenaires un chantier de bio-intrants (compostage, biochar, méthanisation, valorisation des résidus) qui vise deux choses : baisser vos coûts de production, et faire de votre travail agricole une contribution mesurable à la lutte contre le changement climatique. Cette contribution, demain, pourra elle-même être valorisée financièrement – c’est l’objet du chantier carbone que nous conduirons. Autrement dit : produire moins cher pourra, à terme, vous rapporter un revenu supplémentaire.

𝐏𝐚𝐲𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞-𝐞𝐚𝐮. La redevance-eau est votre cotisation à un service dont vous êtes les seuls usagers et les seuls bénéficiaires. Elle finance le carburant des engins qui curent vos canaux, les équipes qui réparent vos vannes, la maintenance qui assure votre prochaine campagne. Je vous demande de continuer à payer la redevance-eau, dans les délais requis, parce que sans elle, il n’y a pas d’eau, et sans eau, il n’y a pas de compétence agronomique qui tienne. Et de notre côté, notre engagement est réciproque : chaque franc collecté sera tracé, chaque intervention documentée, chaque calendrier de maintenance rendu public. Si un producteur voit passer un engin d’entretien sur son canal cette saison, il saura que c’est en partie son argent qui l’a fait rouler. Si un producteur ne voit rien passer, il aura le droit de nous le reprocher et nous devrons répondre.

En conclusion, le Président Directeur Général de l’Office du Niger Dr Samba Bocary TOUNKARA a déclaré ceux-ci : « L’histoire nous regarde. Ceux qui, à Markala en 1932, ont mis la première pelle dans la terre du Delta du Niger avaient une idée. Ceux qui, à Markala en 2026, s’engagent dans le Renouveau de l’Office du Niger en ont une autre : que la richesse produite ici reste ici, que la peine investie ici soit récompensée ici, et que le Mali de demain se nourrisse de mains maliennes, en tirant fierté du travail paysan. La Stratégie et le Renouveau de l’Office du Niger sont une chance que nous vous proposons de saisir ensemble. Les orientations en reviennent à l’État, l’organisation en revient à l’Office du Niger – mais la richesse, elle, revient à ceux qui la produisent : à vous ».

𝐒𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞 : 𝐂𝐂𝐑𝐏/𝐎𝐍

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