Depuis jeudi dernier (9 juillet 2026), la Belgique a fermé son ambassade à Bamako. Une décision qui, selon l’ambassadeur, s’inscrit dans « le cadre d’une réforme plus large » du réseau diplomatique belge.
« L’importance que nous accordons à nos relations avec le Mali perdure au-delà de cette fermeture et notre amitié profonde pour le peuple malien reste intacte. La Belgique sera désormais présente autrement au Mali », a assuré M. Arnaud Dusaucy, l’ambassadeur de Belgique au Mali, dans une note publiée sur les réseaux sociaux suite à la fermeture de la représentation diplomatique de son pays à Bamako.
« Notre ambassade à Ouagadougou sera désormais chargée du suivi des relations bilatérales avec le Mali. Par ailleurs, nous maintiendrons une approche régionale intégrée grâce au rôle de notre Envoyé spécial pour le Sahel, qui continuera à suivre de près les évolutions de la région et à promouvoir le dialogue avec l’ensemble des partenaires concernés », a précisé le diplomate. « La coopération belge avec le Mali se poursuivra également », a-t-il également assuré. Et cela d’autant plus que l’Agence belge de développement (ENABEL), chargée de la mise en œuvre des projets de coopération internationale de la Belgique, reste présente au Mali et y poursuivra pleinement ses activités. La Belgique reste donc engagée auprès des populations maliennes.
Depuis 1998, selon M. Arnaud Dusaucy, la Belgique a investi près de 198 millions d’euros (environ 129 879 486 000 de francs CFA) dans la coopération gouvernementale avec le Mali. « Cet engagement de longue durée a permis de soutenir de nombreux secteurs essentiels au développement du pays. Ces investissements ont contribué à la mise en œuvre de programmes innovants et reconnus pour leur qualité, notamment dans l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’élevage et l’économie pastorale, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques », a souligné l’ambassadeur.
Il avoue que « c’est évidemment un déchirement de devoir fermer les portes de notre ambassade, de dire au revoir aux collègues qui ont travaillé avec professionnalisme et dévouement pour l’ambassade et, pour moi et mon équipe, de quitter ce beau et grand pays qu’est le Mali… ». Il s’est voulu rassurant en insistant dans sa publication sur le fait que « la fermeture d’un bâtiment ne signifie pas la fin d’une relation. Les partenariats construits depuis plus de trente ans entre la Belgique et le Mali sont solides et continueront à vivre sous différentes formes. Bien que la Belgique ait choisi de fermer son ambassade dans le cadre d’une restructuration de son réseau, elle demeure engagée aux côtés du Mali et de sa population ». Et Arnaud Dusaucy de conclure : « Notre manière d’être présents évolue, mais notre volonté de poursuivre cette relation de confiance reste entière. Nous sommes présents autrement, mais toujours présents ».
Naby
Le Matin



