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Violences faites aux jeunes femmes et filles vulnérables : le ministère de la justice engage une réflexion avec les acteurs de protection des droits humains

Un atelier de cadrage pour renforcer les actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur des aide-ménagères et des victimes de violences basées sur le genre

Le Ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux, a organisé les 7 et 8 juillet 2026 à l’hôtel Onomo, un atelier de sensibilisation en faveur de la protection des jeunes femmes et filles vulnérables exposées aux violences. Cette rencontre a réuni les instructions, les organisations de la société civile engagées dans la défense, la protection et la promotion des droits de l’homme ainsi que les acteurs de la presse.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et à améliorer la protection des catégories les plus vulnérables, notamment les jeunes filles et femmes migrantes employées comme aide ménagères.

Cette session de deux jours, cet atelier de cadrage des activités de sensibilisation, les autorités et leurs partenaires ambitionnent de créer une dynamique commune autour de la défense des droits des femmes et des filles exposées aux violences, en mettant l’accent sur la prévention, l’accompagnement et l’accès à la justice.

Des milliers de jeunes filles exposées aux abus

Pour Foity Diarra, participante, experte en droits humains et en violences basées sur le genre, pour sa part, les violences dont les victimes sont des aides ménagères constituent une réalité alarmante qui exige une mobilisation de tous les acteurs. Selon elle, ces actes représentent une grave violation des droits humains et de la dignité de la personne.  En rappelant que les aides ménagères, majoritairement des femmes et de très jeunes filles, disposent des mêmes droits que tout autre travailleur et notamment droit au respect, à la sécurité, à des conditions de travail décentes ainsi qu’à une protection contre toutes les formes de violence, d’exploitation, de harcèlement et d’abus.

Foity, estime qu’il est indispensable de sensibiliser les familles, de renforcer l’application des textes en vigueur et de mettre en place des mécanismes efficaces de signalement et de prise en charge des victimes. Et elle également insisté sur la nécessité de mieux informer les aides ménagères de leurs droits afin qu’elles puissent les revendiquer sans crainte.

De son côté, Sokona Traoré, paricipante, encadreur des aides ménagères à l’Association pour la Défense et la Promotion des Droits des Aides Ménagères (ADAP), explique que son organisation œuvre pour la défense, la protection et la promotion des droits de ces travailleuses, dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Selon elle, les violences les plus fréquemment signalées sont les mauvais traitements, le non-paiement des salaires, les violences sexuelles, les viols et le harcèlement. Malgré ces abus, de nombreuses victimes préfèrent garder le silence par peur des représailles ou faute de soutien.

Elle souligne aussi que les plus vulnérables sont les filles âgées de 13 à 15 ans, issues de familles démunies et qui n’ont, jamais été scolarisées. Leur jeune âge, leur précarité et leur manque d’information les rendent particulièrement exposées à l’exploitation c’est dans ce contexte que certains employeurs profitent de leur vulnérabilité parce qu’elles sont dociles et n’ont souvent personne pour défendre leurs droits déplore-t-elle.

La lutte contre ces violences est une responsabilité collective, les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, les employeurs et les communautés doivent travailler ensemble pour créer un environnement où chaque aide-ménagère mérite d’être bien traité.

Youma A Cissé

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