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Office du Niger : La SEXAGON plaide pour une meilleure prise en compte du genre dans la gouvernance foncière

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L’hôtel esplanade de Ségou a abrité, le mardi 29 septembre 2026, un atelier consacré à la prise en compte de la dimension genre dans le Décret de gérance des terres de l’Office du Niger. Organisée par la Synergie des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger (SEXAGON), la rencontre visait à créer un espace de dialogue et d’analyse concertée autour de la Loi foncière agricole (LFA) et du Décret de gérance, avec un accent particulier sur l’accès des femmes à la terre et leur participation à la gouvernance foncière.

Ulacée sous le thème « Pour une meilleure prise en compte de la dimension genre dans le Décret de gérance des terres de l’Office du Niger », la rencontre a réuni des représentants de la SEXAGON, des organisations d’exploitants agricoles, des cadres des directions régionales de l’agriculture et des domaines, des autorités communales et administratives, ainsi que des responsables de l’Office du Niger, avec à leur tête le directeur général adjoint, Sékou Ibrahima Barry.

Il vise à créer un espace de dialogue et d’analyse concertée autour de la Loi Foncière Agricole (LFA) et du Décret de gérance de l’Office du Niger, avec une attention particulière à la prise en compte de la dimension genre dans le mécanisme de gouvernance foncière.

L’hôtel Esplanade de Ségou a servi de cadre, le mardi 29 septembre 2026, à un atelier qui avait pour thème : « Pour une meilleure prise en compte de la dimension genre dans le Décret de gérance des terres de l’Office du Niger ». Organisé par la Synergie des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger (SEXAGON).

 Crée en février 1997, elle est une organisation paysanne engagée dans la défense et la promotion des intérêts des exploitants agricoles de la zone de l’Office du Niger. Il œuvre au renforcement des capacités des producteurs, à la promotion d’une agriculture durable et résiliente et à l’amélioration des conditions de vie des exploitants agricoles.

Présidé par le premier adjoint du Préfet de Ségou, Daouda DIAMOUTÉNÉ, l’atelier a regroupé outre les membres du SEXAGON, les responsables des exploitants agricoles, les cadres de la Direction régionales de l’Agriculture, du Domaines, les autorités communales et administratives, ainsi que des cadres de l’Office du Niger avec en tête le Directeur Général Adjoint Sekou Ibrahima BARRY.

Au cours des travaux, l’enjeu de l’accès sécurisé à la terre et la prise en compte de la dimension genre dans le Décret de gérance de l’Office du Niger ont fait l’objet d’échange ainsi que des témoignages de paysannes, notamment celui d’Alima DIARRA pour une meilleure intégration du genre dans le mécanisme de gouvernance foncière. Des témoignages soutenus par le Vice-Président de la SEXAGON, Bakary KODIO en ces termes : « derrière chaque exploitation familiale, il y a souvent une femme qui transforme, commercialise, nourrit, épargne, investit et contribue à la résilience de toute la famille ». Aussi, il a indiqué que la démarche repose sur quatre propositions simples.

Premièrement, introduire clairement la dimension genre dans le Décret de gérance des terres de l’Office du Niger, afin que l’équité entre les femmes et les hommes soit prise en compte dans les mécanismes d’attribution et de sécurisation. Deuxièmement, intégrer effectivement le quota d’au moins 15 % prévu par la Loi sur le foncier agricole, au bénéfice des organisations et groupements de femmes et de jeunes. Troisièmement, renforcer la représentation des femmes dans les commissions et cadres locaux de gestion foncière, avec un objectif d’au moins 30 %. Et enfin, quatrièmement, adapter les conditions d’accès à la terre aux réalités des femmes et des jeunes, en tenant compte de leurs difficultés spécifiques en matière de garanties, de financement et d’équipements.

Pour le Coordinateur Technique de la SEXAGON, Sékina DIANE, « l’intégration de la dimension genre dans le Décret de gérance ne doit pas être considérée comme une exigence supplémentaire, mais comme une opportunité de moderniser et de consolider la gouvernance foncière de l’Office du Niger. Une terre sécurisée permet d’investir. Une exploitation sécurisée permet de produire davantage. Une femme qui dispose d’un accès durable à la terre peut mieux investir dans sa famille et dans son activité. Et une gouvernance foncière plus inclusive contribue à la paix sociale. Ainsi, la SEXAGON appelle donc l’Office du Niger à ouvrir, avec les organisations de producteurs et les femmes exploitantes, une nouvelle étape de dialogue et de co-construction pour une gestion foncière plus inclusive, plus sécurisée et plus durable.

Ce plaidoyer doit garantir un Pilier fondamental de la justice sociale, d’équité et du développement durable : la FEMME. Car, garantir le Droit d’une Femme, c’est garantir le Droit de toute une Civilisation. Pour cela, l’Agriculture apparait comme le moyen efficace qui ne doit plus nourrir seulement, mais créer de la devise. La résilience des exploitations agricoles familiales et surtout l’autonomisation économique des femmes se fondent sur l’accès sécurisé et équitable à la terre. Cet accès devenu droit, bien qu’encadré par plusieurs textes législatifs et réglementaires, notamment la Loi Foncière Agricole (LFA), le Code Dominical et Foncier ainsi que le Décret de Gérance des terres de l’Office du Niger, n’est pas connu de tous. Car, l’application de ces textes demeure toujours confrontée à des défis majeurs. Notamment, l’inégalité persistante du genre dans l’accès, le contrôle et la sécurisation des terres agricoles soutenues par des pesanteurs socioculturelles et la faible prise en compte, de façon explicite, de la dimension genre dans le mécanisme de gouvernance foncière.

Ces contraintes accentuent la vulnérabilité des femmes rurales, limitent leur capacité d’investissement et compromettent dangereusement leur résilience face aux chocs économiques et climatiques.

Ainsi, au regard de la situation : pas reluisante, pour ne pas dire peu honorable, la rencontre constitue une Démarche Hautement Stratégique. Car, elle offre, en effet, un espace idéal de dialogue pour bâtir une compréhension partagée des lois foncières tout en évaluant leurs forces et leurs limites sous le prisme du genre.

Cette réflexion collective permettra de transformer les Contraintes Juridiques actuelles en Opportunités d’Action. Elle doit, ainsi, déboucher sur des propositions concrètes, réalistes et adaptées aux réalités des productrices rurales.

La Note plaidoyer, rigoureuse et argumentée, issue de cet atelier, sera un outil de négociation majeur auprès de la Direction Générale de l’Office du Niger afin de contribuer au renforcement du pouvoir d’influence des organisations agricoles surtout celles des femmes rurales pour une intégration effective de la dimension genre dans le mécanisme de gouvernance foncière.

Source : CCRP/ON

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