Les opérations financières de l’Ambassade du Mali à Luanda ont fait l’objet d’un contrôle portant sur la période 2023-2026 allant du 30 mars, la mission de vérification a révélé plusieurs manquements administratifs et financiers liés notamment à la gestion des fonds publics, de la trésorerie et des dépenses de fonctionnement.
Cette mission de vérification a mis en exergue des irrégularités administratives et des irrégularités financières.
Irrégularités administratives :
La mission de vérification a constaté que l’Ambassade du Mali à Luanda n’établit pas d’expression de besoin préalable à l’exécution d’une dépense. Elle ne respecte pas la législation du travail du pays d’accréditation. Le Secrétaire Agent Comptable utilise les recettes propres sans l’autorisation du Payeur Général du Trésor. Il ne tient pas des registres comptables obligatoires. De plus, il ne tient pas correctement des registres et documents comptables. Par ailleurs, il ne respecte pas les modalités de réception des biens et services. Il ne tient pas, non plus, une comptabilité-matières régulière. Enfin, il a exécuté des dépenses sans l’autorisation de l’ordonnateur.
Au regard de ces constatations, l’équipe de vérification a recommandé à l’Ambassadeur du Mali à Luanda de respecter la législation du travail du pays d’accréditation en matière de sécurité sociale ; d’établir et signer les expressions de besoins préalables à tout ordonnancement d’une dépense.
Quant au Secrétaire Agent Comptable, il devrait requérir l’autorisation du Payeur Général du Trésor avant toute utilisation de recettes propres ; tenir l’ensemble des registres comptables conformément à la réglementation en vigueur ; respecter les modalités de tenue des registres comptables conformément à la réglementation en vigueur ; procéder à la réception des biens et services conformément à la réglementation en vigueur ; tenir l’ensemble des documents de la comptabilité-matières ; procéder à la codification et à l’immatriculation des matériels ; requérir l’autorisation préalable de l’ordonnateur avant toute exécution de dépenses.
Irrégularités financières :
La vérification a également relevé des irrégularités financières d’un montant total de 66 566 806 FCFA. Sur ce montant, 4 725 500 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification. Le reliquat non régularisé s’élève à 61 841 306 FCFA. Ces irrégularités financières sont relatives au paiement de rémunérations et d’avantages indus pour un montant total de 54 415 546 FCFA ; au paiement de dépenses irrégulières pour un montant total de 7 425 760 FCFA.
Les faits relevés dans le rapport de vérification et susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière concernant ces irrégularités financières seront dénoncés au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République Financier.



