Créer un climat d’écoute et de confiance pour mieux prévenir les violences basées sur le genre et renforcer la protection des femmes et des filles. Face à la persistance des VBG, le renforcement du dialogue entre les organisations de la société civile et les forces de défense et de sécurité apparaît comme une nécessité. C’est dans ce contexte que les différents acteurs se sont réunis ce jeudi 10 septembre 2026 à la Bibliothèque nationale, autour d’un même objectif pour renforcer la collaboration et le dialogue pour mieux prévenir les VBG et assurer une meilleure protection des victimes. Cette rencontre était organisée par la Fédération Nationale des Jeunes Filles et Femmes pour leur Autonomisation (FENAJFA), en partenariat avec le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF).
La lutte contre les violences basées sur le genre passe par une meilleure collaboration entre les organisations de la société civile, les communautés et les forces de défense et de sécurité au rôle des femmes dans la prévention des conflits et la sécurité.
A cette occasion, la directrice exécutive de la FENAJFA, Ramata Diakité, a rappelé les acquis du projet Baroni des femmes pour l’appropriation de la réforme du secteur de la sécurité et le renforcement de leur rôle dans le processus de bonne gouvernance du secteur de la sécurité qui était mise en œuvre du 7 novembre au 31 décembre 2024 avec l’appui technique et financier de DCAF et ce projet a également permis de sensibiliser plus de 300 femmes dans les communes II et IV du District de Bamako sur leur rôle dans la prévention des conflits et le maintien de la sécurité. Pour elle ces rencontres ne sont pas de simples séances de sensibilisation mais c’est de créer un cadre pour écouter, échanger, dénoncer certaines réalités et partager leurs expériencespour permettrede parler librement des difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien.
Créer un véritable pont entre les acteurs, pour la représentante du directeur pays du DCAF, Tyguida Diakhaby, a insisté sur la nécessité d’une responsabilité partagée en matière de sécurité et de protection des populations. Selon elle, les organisations de la société civile, grâce à leur proximité avec les communautés, jouent un rôle important dans la sensibilisation, l’identification des risques, l’alerte précoce et l’accompagnement des personnes vulnérables. Les forces de défense et de sécurité occupent une place importante dans la prévention des violences et la protection des populations affirme-t-elle ?
Pour y parvenir, les acteurs communautaires et les services de sécurité doivent apprendre à mieux se connaître et à travailler ensemble raison pour laquelle il est important de créer un pont entre les OSC et les FDS, a souligné Tyguida Diakhaby.
L’enjeu de cette initiative est de faire mettre l’accent sur la collaboration de la réalité des terrains pour que les femmes victimes puissent trouver plus rapidement une écoute, une protection et une solution adaptée.
Youma A Cissé





