{"id":6311,"date":"2022-06-09T13:58:27","date_gmt":"2022-06-09T11:58:27","guid":{"rendered":"https:\/\/nandi.info\/?p=6311"},"modified":"2022-06-09T13:58:27","modified_gmt":"2022-06-09T11:58:27","slug":"crise-sanitaire-et-securitaire-au-centre-du-mali-les-enfants-dans-les-machoires-de-la-mendicite-et-autres-pires-formes-de-travail","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nandi.info\/?p=6311","title":{"rendered":"<strong>Crise &nbsp;sanitaire et s\u00e9curitaire au centre du mali&nbsp;: Les enfants dans les m\u00e2choires de la mendicit\u00e9 et autres pires formes de travail<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La fermeture de milliers d\u2019\u00e9coles, combin\u00e9e aux contraintes de la Covid-19 et de la crise s\u00e9curitaire, a contraint plusieurs milliers d\u2019enfants \u00e0 quitter le syst\u00e8me scolaire pour atterrir dans l\u2019impitoyable sph\u00e8re du travail. Parfois au profit des \u00e9coles coraniques, parfois en direction de la rue. Une situation, qui va \u00e0 contre-courant de toutes les conventions des droits des enfants ratifi\u00e9es par le Mali et qui met \u00e0 nu la fragilit\u00e9 d\u2019un syst\u00e8me \u00e9ducatif en difficult\u00e9 pour s\u2019adapter \u00e0 des contraintes nouvelles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">Oumou Diallo, 13 ans. El\u00e8ve en 6\u00e8 ann\u00e9e fondamentale, Oumou se r\u00eavait infirmi\u00e8re pour le bonheur de sa pauvre m\u00e8re. La Covid-19 et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans son Farako natale vont d\u00e9cider autrement. Elle devra quitter l\u2019\u00e9cole \u00ab&nbsp;pour se chercher&nbsp;\u00bb. Comme Oumou, ils sont des milliers d\u2019enfants au centre du Mali affect\u00e9s par la pand\u00e9mie et\/ou l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 end\u00e9mique. Des milliers d\u2019\u00e9coles ont ferm\u00e9, des milliers de familles ont d\u00fb quitter leur terroir.<\/p>\n\n\n\n<p>A S\u00e9gou, la crise s\u00e9curitaire et la Covid-19 ont sem\u00e9 l\u2019h\u00e9catombe dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif classique. Mariama Konat\u00e9, 13 ans, \u00e9l\u00e8ve au Centre d\u2019animation p\u00e9dagogique (CAP), en a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin avant d\u2019en \u00eatre une des victimes.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;J\u2019ai trop souffert avec cette histoire de la Covid-19. Ma maman n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole et on n\u2019a pas de t\u00e9l\u00e9 chez nous. Chaque jour, je devais lui expliquer que je dois suivre les cours \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 pendant les mois que nous avons pass\u00e9s \u00e0 la maison au d\u00e9but de la pand\u00e9mie. Mais elle me demandait d\u2019aller au march\u00e9 acheter les condiments, de l\u2019aider \u00e0 faire le m\u00e9nage. Le fait de me voir \u00e0 la maison signifiait \u00e0 ses yeux que je n\u2019avais rien \u00e0 faire. Finalement \u00e0 la reprise, le m\u00eame sc\u00e9nario a continu\u00e9. Aujourd\u2019hui, c\u2019est moi-m\u00eame qui suis d\u00e9courag\u00e9e de cette situation car on a d\u00fb d\u00e9m\u00e9nager lorsque nos \u00e9coles ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les enfants, des bras utiles pour leurs familles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le double impact s\u00e9curitaire et sanitaire a caus\u00e9 la fermeture des \u00e9coles de l\u2019enseignement classique. Des enseignants en ont \u00e9t\u00e9 chass\u00e9s tandis que des \u00e9l\u00e8ves ont \u00e9t\u00e9 redirig\u00e9s vers les \u00e9coles coraniques. Les classes ainsi r\u00e9quisitionn\u00e9es ont servi \u00e0 regrouper des \u00e9l\u00e8ves pour apprentissage de l\u2019arabe. Au final, un nombre important d\u2019enfants ont fini dans les rues de S\u00e9gou au moment o\u00f9 d\u2019autres \u00e9taient contraints de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, les deux conventions fondamentales n<sup>0 <\/sup>138 et n<sup>0 <\/sup>182 de l\u2019OIT l\u2019organisation international du travail relatives au travail des enfants stipulent que tous les pays membres de l&rsquo;OIT ont l&rsquo;obligation de respecter, promouvoir et r\u00e9aliser l&rsquo;abolition du travail des enfants, m\u00eame s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas ratifi\u00e9 les conventions en question.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Organisation Internationale du Travail (OIT) d\u00e9finit le travail infantile comme \u00ab&nbsp;un travail qui est mentalement, physiquement ou moralement dangereux et nuisible aux enfants&nbsp;; et\/ou interf\u00e8re avec leur scolarit\u00e9 en les privant de l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole ; les obligeant \u00e0 quitter l\u2019\u00e9cole pr\u00e9matur\u00e9ment ou exigeant d\u2019eux de tenter de combiner la fr\u00e9quentation scolaire avec un travail excessivement lourd et long \u00bb (OIT s.o.).<br><br><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 les textes ou trait\u00e9s, le travail des enfants continue d\u2019exister et prend un formant ou une dimension plus grande. Ceci parce que le travail des enfants est une question extr\u00eamement compliqu\u00e9e surtout au Mali dans sa situation actuelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un passage du m\u00eame document de l\u2019OIT, les enfants de 12 \u00e0 17 ans ne doivent pas travailler plus de 6 heures par jour. Ce qui n\u2019est pas le cas de ces jeunes comme Mariama Konat\u00e9, originaire de Farako, beaucoup d\u2019autres enfants ont v\u00e9cu cette malheureuse exp\u00e9rience. De m\u00eame que, sur un autre niveau, Doumbia Brehima, conseiller d\u2019orientation du CAP de Farako, log\u00e9 dans un bureau dans l\u2019enceinte de l\u2019acad\u00e9mie de S\u00e9gou depuis quelques temps.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Dans la commune de Farako, il existait 102 \u00e9coles avant les fermetures. Aujourd\u2019hui, ce sont uniquement les 28 \u00e9coles coraniques qui continuent de dispenser les cours. Toutes les 74 \u00e9coles classiques sont ferm\u00e9es depuis le 13 d\u00e9cembre 2019&nbsp;\u00bb,<\/em> affirme notre interlocuteur.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019administration scolaire de Farako chiffre \u00e0 10&nbsp;000 le nombre d\u2019enfants ainsi priv\u00e9s de cours. A la date du 4 mai 2022, 3 000 enfants ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s et transf\u00e9r\u00e9s dans d\u2019autres \u00e9coles. Le reste est introuvable.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant que d\u2019autres s\u2019attachent \u00e0 r\u00e9gulariser la situation des enfants, certains parents tentent de tirer profit de cette situation en faisant travailler leurs enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai d\u00fb contraindre mes deux derniers enfants \u00e0 abandonner l\u2019\u00e9cole faute de moyens. Les activit\u00e9s sont en arr\u00eat depuis 2019. Je n\u2019ai pas d\u2019autre choix que de leur demander aux enfants de me soutenir ces temps-ci. On arrive \u00e0 peine \u00e0 trouver de quoi se mettre sous la dent. Ma fille, je l\u2019ai envoy\u00e9e \u00e0 Bamako pour travailler comme aide-m\u00e9nag\u00e8re. Le petit, lui sert comme man\u0153uvre sur des chantiers&nbsp;\u00bb, <\/em>confie Moussa Kan\u00e8, les larmes aux yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce vieux cultivateur, les enfants doivent se rendre utiles pour la famille.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Syst\u00e8me scolaire d\u00e9stabilis\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En touchant le Mali \u00e0 partir du 18 mars 2020, le coronavirus a d\u00e9stabilis\u00e9 tous les secteurs d\u2019activit\u00e9. Mais c\u2019est le syst\u00e8me \u00e9ducatif qui semble en avoir le plus souffert avec la fermeture des portes d\u00e8s l\u2019apparition du premier cas de la maladie. Aujourd\u2019hui encore, l\u2019\u00e9cole se conjugue avec la Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette cohabitation a consist\u00e9 en la mise en place, par le minist\u00e8re de l\u2019Education, de nouvelles m\u00e9thodes d\u2019apprentissage des cours pr\u00e9par\u00e9s et pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la radio, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 ou sur des plateformes num\u00e9riques comme Zoom. Certes, ces innovations sont destin\u00e9es \u00e0 contourner l\u2019impact de la crise sanitaire. Mais en m\u00eame temps, elles en excluent les enfants de familles d\u00e9munies, laissant aussi en rade les \u00e9l\u00e8ves moyens qui trainaient d\u00e9j\u00e0 des difficult\u00e9s d\u2019assimilation.<\/p>\n\n\n\n<p>Si les cours ont repris quelques mois plus tard, ce fut avec de nouvelles r\u00e8gles dites sanitaires&nbsp;: port du masque obligatoire, lavage de mains avec du gel hydro-alcoolique ou du savon, distanciation physique\u2026 A l\u2019\u00e9poque, le gouvernement avait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des distributions massives de masques et de kits de lavage de mains dans les \u00e9coles et dans de nombreuses structures publiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Des modules ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour sensibiliser les enfants sur les ravages d\u2019un nouveau virus \u00e0 travers le monde entier. Et donc de les appeler \u00e0 observer des comportements nouveaux qu\u2019ils devaient int\u00e9grer et pratiquer pour se prot\u00e9ger et prot\u00e9ger les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette situation d\u00e9j\u00e0 compliqu\u00e9e, est venue se greffer une crise s\u00e9curitaire de plus en plus incontr\u00f4lable \u00e0 cause de la multiplication des attaques \u00e0 S\u00e9gou et alentours. Cette ins\u00e9curit\u00e9 a eu comme cons\u00e9quence la fermeture de 74 \u00e9coles \u00e0 Farako, situ\u00e9 \u00e0 20 kilom\u00e8tres de la ville de S\u00e9gou, juste derri\u00e8re le fleuve.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lacunes et dysfonctionnements<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La pand\u00e9mie \u00e0 coronavirus a d\u00e9voil\u00e9 toute la fragilit\u00e9 du syst\u00e8me scolaire malien et son incapacit\u00e9 \u00e0 la r\u00e9activit\u00e9, encore moins \u00e0 s\u2019adapter.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;On dispensait les cours par t\u00e9l\u00e9phone, radio ou t\u00e9l\u00e9 pour \u00e9viter les regroupements. Il faut reconna\u00eetre que ces m\u00e9thodes ne permettaient pas \u00e0 tous les enfants d\u2019apprendre. Car beaucoup ne sont pas \u00e0 m\u00eame de r\u00e9unir les conditions pour ce faire. Donc, on ne peut pas vraiment dire que ces m\u00e9thodes \u00e9taient adapt\u00e9es car ce ne sont pas toutes les familles qui disposent de t\u00e9l\u00e9viseurs ou de t\u00e9l\u00e9phones chez elles&nbsp;\u00bb, <\/em>reconna\u00eet Cheick Diarra, directeur adjoint du Centre d\u2019animation p\u00e9dagogique de S\u00e9gou.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de cette difficult\u00e9 d\u2019adaptation, l\u2019\u00e9cole a d\u00fb affronter \u00e9galement ses propres dysfonctionnements \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la pand\u00e9mie et des violences. Un ph\u00e9nom\u00e8ne qui donne des certitudes \u00e0 A\u00efcha Ciss\u00e9 Coulibaly, enseignante \u00e0 S\u00e9gou.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Il est difficile, voire impossible de changer le syst\u00e8me scolaire malien. Aucune chance que les autorit\u00e9s arrivent \u00e0 l\u2019adapter au contexte. Et la fermeture des \u00e9coles en p\u00e9riode de Covid-19 a boulevers\u00e9 les enfants vu le retard sur le calendrier scolaire&nbsp;\u00bb,<\/em> affirme-t-elle madame Coulibaly.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais pour le professeur d\u2019universit\u00e9 J.C.K. il ne faudrait pas aller vite en besogne.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>&nbsp;Je ne sais vraiment pas s&rsquo;il faut changer de syst\u00e8me scolaire car au Mali il y a en g\u00e9n\u00e9ral une banalisation de la pand\u00e9mie en plus de la situation s\u00e9curitaire. \u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays, les gens se comportent comme s\u2019il ne s&rsquo;\u00e9tait rien pass\u00e9. Il ne faut pas multiplier des mesures qu&rsquo;on ne peut pas appliquer ou faire appliquer. Le syst\u00e8me n&rsquo;est pas li\u00e9 \u00e0 la Covid-19, mais aux r\u00e9alit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9volution du march\u00e9 de l&#8217;emploi&nbsp;\u00bb, <\/em>soutient l\u2019universitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, avance Ass\u00e9tou Foun\u00e8 Samak\u00e9, \u00e9tudiante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de S\u00e9gou, on ne peut laisser le syst\u00e8me se perp\u00e9tuer sans r\u00e9agir.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Il est n\u00e9cessaire aujourd&rsquo;hui de revoir ou de repenser le syst\u00e8me scolaire parce que la saign\u00e9e ne s&rsquo;arr\u00eate pas. Il est imp\u00e9ratif de mettre les enfants et adolescents \u00e0 l&rsquo;abri des soubresauts et des dysfonctionnements. Beaucoup d\u2019entre eux ont abandonn\u00e9 l\u2019\u00e9cole. Et ce qui est dommage et inqui\u00e9tant, c\u2019est que tous ces enfants travaillent ou s\u2019occupent de sorte \u00e0 amener quelque chose en famille.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les \u00e9l\u00e8ves, les grands perdants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le drame de l\u2019\u00e9cole va sans doute se poursuivre avec les impacts de la pand\u00e9mie et des violences. Une perspective que redoute Cheick Diarra.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;La crise s\u00e9curitaire a fait beaucoup de d\u00e9plac\u00e9s. Les enfants de ces d\u00e9plac\u00e9s sont accompagn\u00e9s par des ONG comme Educo, Terre des Hommes, ADRA\u2026, qui souvent nous viennent avec la liste de ces enfants pour leur r\u00e9insertion. Nous n\u2019avons pas de m\u00e9canisme en tant que tel pour les recenser. Il y\u2019a toutes sortes de cat\u00e9gories parmi ces enfants. Certains ont l\u2019\u00e2ge d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole mais ne le sont pas, d\u2019autres sont inscrits mais ont abandonn\u00e9 les classes&nbsp;\u00bb,<\/em> se d\u00e9sole le directeur adjoint du Cap de S\u00e9gou.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les \u00e9l\u00e8ves du Mali, une vie scolaire avec le couple infernal Covid-19-ins\u00e9curit\u00e9 est loin d\u2019\u00eatre l\u2019id\u00e9al pour performer dans les \u00e9tudes.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, selon Mme Kon\u00e9, sp\u00e9cialiste des questions d\u2019\u00e9ducation, l\u2019\u00e9l\u00e8ve malien a suivi moins de 40% du quantum horaire auquel il devait b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Les enfants \u00e9taient pr\u00e9dispos\u00e9s \u00e0 s\u2019amuser \u00e0 la maison. Mais si celle-ci se transforme en lieu d\u2019apprentissage, il y a forc\u00e9ment probl\u00e8me. En plus, il faut reconna\u00eetre que les enfants utilisaient le t\u00e9l\u00e9phone pour jouer ou faire des photos et non comme support didactique. Les parents de leur c\u00f4t\u00e9, d\u00e8s qu\u2019ils voient les enfants \u00e0 la maison, c\u2019est pour leur trouver des courses \u00e0 faire<\/em>&nbsp;\u00bb, explique Lamine Coulibaly, sociologue.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;L<\/em><em>a fermeture des classes, c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une punition pour les enfants de devoir rester \u00e0 la maison sans rien faire&nbsp;\u00bb,<\/em> ajoute-t-il. \u00ab&nbsp;<em>Si les \u00e9pid\u00e9mies et pand\u00e9mies pr\u00e9c\u00e9dentes ont occasionn\u00e9 des changements, la Covid-19 a eu des cons\u00e9quences dramatiques sur l\u2019\u00e9ducation de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. Ce qui se r\u00e9percute consid\u00e9rablement sur les enfants qui produisaient d\u00e9j\u00e0 de tr\u00e8s faibles r\u00e9sultats scolaires&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Aminata Agaly Yattara<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nandi.info<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fermeture de milliers d\u2019\u00e9coles, combin\u00e9e aux contraintes de la Covid-19 et de la crise s\u00e9curitaire, a contraint plusieurs milliers d\u2019enfants \u00e0 quitter le syst\u00e8me scolaire pour atterrir dans l\u2019impitoyable&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6327,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[38,43],"tags":[],"class_list":["post-6311","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-education","category-nandi-info"],"jetpack_publicize_connections":[],"featured_image_urls":{"full":"","thumbnail":"","medium":"","medium_large":"","large":"","1536x1536":"","2048x2048":"","penci-recipe-1200x1200":"","penci-recipe-1200x900":"","penci-recipe-1200x675":"","penci-single-full":"","penci-slider-full-thumb":"","penci-full-thumb":"","penci-slider-thumb":"","penci-magazine-slider":"","penci-thumb":"","penci-masonry-thumb":"","penci-thumb-square":"","penci-thumb-vertical":"","penci-thumb-small":""},"author_info":{"display_name":"Nandi","author_link":"https:\/\/nandi.info\/?author=1"},"category_info":"<a href=\"https:\/\/nandi.info\/?cat=38\" rel=\"category\">Education<\/a> <a href=\"https:\/\/nandi.info\/?cat=43\" rel=\"category\">Nandi.info<\/a>","tag_info":"Nandi.info","comment_count":"0","jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6311","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6311"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6311\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6311"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6311"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6311"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}