{"id":5483,"date":"2022-05-11T11:30:00","date_gmt":"2022-05-11T09:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/nandi.info\/?p=5483"},"modified":"2022-05-11T11:30:00","modified_gmt":"2022-05-11T09:30:00","slug":"letat-de-la-presse-au-mali-entre-une-asphyxie-volontaire-des-autorites-et-le-regne-liberticide-des-predateurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nandi.info\/?p=5483","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9tat de la presse au Mali : Entre une asphyxie volontaire des autorit\u00e9s et le r\u00e8gne liberticide des pr\u00e9dateurs"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>La Journ\u00e9e internationale de la libert\u00e9 de la presse a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans le monde le mardi 3 mai 2022 sur le th\u00e8me&nbsp;: \u00ab<em>Le journalisme sous l\u2019emprise du num\u00e9rique<\/em>\u00bb. L\u2019objectif \u00e9tait de mettre en lumi\u00e8re les multiples fa\u00e7ons par lesquelles les d\u00e9veloppements r\u00e9cents en mati\u00e8re de surveillance par des acteurs \u00e9tatiques et non \u00e9tatiques ainsi que la collecte du big data et l\u2019intelligence artificielle (IA) ont un impact sur le journalisme, la libert\u00e9 d\u2019expression et la vie priv\u00e9e. Un \u00e9v\u00e9nement c\u00e9l\u00e9br\u00e9 dans un contexte o\u00f9 la presse malienne, notamment les organes de presse \u00e9crite, est \u00e0 l\u2019agonie. Et cela parce qu\u2019elle est presque volontairement asphyxi\u00e9e par des autorit\u00e9s qui on jet\u00e9 leur d\u00e9volu sur des m\u00e9dias de propagande pour soutenir leur vision populiste et des vid\u00e9astes port\u00e9s sur le sensationnel au m\u00e9pris de l\u2019\u00e9thique et de la d\u00e9ontologie. Que nous r\u00e9serve aujourd\u2019hui le pouls de la presse malienne&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>K\u00f4r\u00f4&nbsp;<\/em>(grand fr\u00e8re)&nbsp;<em>prenez vos places dans la presse\u2026 Il y a trop de d\u00e9sordre dans la profession<\/em>\u00bb&nbsp;! Le cri de d\u00e9tresse est d\u2019un jeune fr\u00e8re dont nous avons d\u00e9cid\u00e9 de taire le nom. Et cela parce que c\u2019\u00e9tait une conversation entre confr\u00e8res qui s\u2019estiment et se respectent. Sinon nous savons qu\u2019il est quelqu\u2019un qui a aussi toujours assum\u00e9 ses opinions et ses convictions. Notre place&nbsp;? En avons-nous r\u00e9ellement dans cette profession qui ne cesse de pourrir par la t\u00eate&nbsp;; dans ce secteur o\u00f9 la cupidit\u00e9, l\u2019hypocrisie et la m\u00e9chancet\u00e9 gratuites dominent toutes les valeurs&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Non&nbsp;! Nous n\u2019avons pas notre place aux c\u00f4t\u00e9s de ceux qui sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s aujourd\u2019hui en \u00ab<em>journalistes mod\u00e8les<\/em>\u00bb et qui ne peuvent que naturellement d\u00e9tester les confr\u00e8res qui refusent d\u2019entrer dans le syst\u00e8me tout en n\u2019ayant pas leurs langues dans la poche. Tout est aujourd\u2019hui cupidit\u00e9 et hypocrisie dans ce milieu o\u00f9 nos a\u00een\u00e9s ont foutu le bordel en tol\u00e9rant n\u2019importe quoi, pourvu que cela n\u2019affecte pas leur business.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous n\u2019avons pas notre place, nous les \u00ab<em>aigris<\/em>\u00bb et les \u00ab<em>id\u00e9alistes<\/em>\u00bb dont la fr\u00e9quentation est fortement d\u00e9conseill\u00e9e par ceux qui font la pluie et le beau temps du m\u00e9tier aujourd\u2019hui. Nous pouvons ais\u00e9ment passer&nbsp;&nbsp;pour des aigris avec nos vieilles motos (pour ne pas passer de services en services qu\u00e9mander des bons d\u2019essence) et vivant toujours \u00e0 l\u2019\u00e9troit en location avec une famille nombreuse. Sauf que nous savourons un autre bonheur qui est un fruit d\u00e9fendu \u00e0 la majorit\u00e9 d\u2019entre eux&nbsp;:&nbsp;<em>celui de se regarder sans crainte tous les matins dans le miroir de la conscience tranquille, de l\u2019honneur et de la dignit\u00e9<\/em>&nbsp;! D\u2019ailleurs, qu\u2019est-ce que nous pouvons changer dans l\u2019exercice de ce m\u00e9tier dans lequel nous sommes consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab<em>emp\u00eacheurs de tourner en rond<\/em>\u00bb, des pestif\u00e9r\u00e9s&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Convention collective est indispensable \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une presse professionnelle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Novice, nous nous souvenons avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 une rencontre sur la Convention collective initi\u00e9e par une organisation internationale. La position d\u00e9fendue (mettre les patrons de presse, l\u2019Etat et des journalistes de circonstance dos-\u00e0-dos) a fait que nous avons \u00e9t\u00e9 tenu \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la suite des \u00e9changes qui n\u2019ont d\u2019ailleurs finalement abouti \u00e0 rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Et en la mati\u00e8re, notre conviction n\u2019a pas chang\u00e9&nbsp;: Ni les patrons de presse, ni ceux qui sont entr\u00e9s dans le m\u00e9tier parce que&nbsp;d\u00e9s\u0153uvr\u00e9s, ni l\u2019Etat n\u2019ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 l\u2019\u00e9laboration et \u00e0 la mise en \u0153uvre de cette convention qui est pourtant une condition sine qua non de la professionnalisation du secteur par une meilleure organisation. Rares sont par exemple les organes qui vont survivre \u00e0 une convention et de nombreux \u00ab<em>journalistes<\/em>\u00bb risquent de se retrouver sur la paille. Au niveau de la presse \u00e9crite par exemple, si on applique les principes g\u00e9n\u00e9raux d\u2019une convention standard, \u00e0 peine si 30 % des organes actuels vont y survivre. Et l\u2019Etat a visiblement int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que la presse reste alimentaire, donc \u00e0 la merci des hommes politiques et des cols blancs de l\u2019\u00e9conomie nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans vouloir invectiver qui que ce soit, nos a\u00een\u00e9s ont une grande responsabilit\u00e9 dans la situation actuelle de&nbsp;&nbsp;nos m\u00e9dias. Ils \u00e9taient&nbsp;&nbsp;nombreux \u00e0 murmurer \u00e0 l\u2019oreille des pr\u00e9sidents Alpha Oumar Konar\u00e9 et feu Amadou Toumani Tour\u00e9. Autrement, ils \u00e9taient assez influents pour les conseiller et obtenir d\u2019eux une meilleure organisation de la presse nationale afin de pr\u00e9venir la pagaille actuelle. Mais, ils ont plut\u00f4t pens\u00e9 \u00e0 leur confort personnel qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir du m\u00e9tier. Autant que l\u2019Etat, ils avaient certainement int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que les choses restent comme telles afin de conforter leur statut de \u00ab<em>patrons de presse<\/em>\u00bb et continuer \u00e0 avoir la main mise sur les m\u00e9dias.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des pratiques condamnables pour arrondir les fins de mois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec des salaires de mis\u00e8re (s\u2019ils existent m\u00eame) rarement pay\u00e9s \u00e0 temps, ils ont pouss\u00e9 les agents \u00e0 mettre l\u2019argent devant l\u2019\u00e9thique et la d\u00e9ontologie. Ils ont ainsi clochardis\u00e9 le m\u00e9tier en faisant des activit\u00e9s professionnelles des sources de gain. C\u2019est ainsi que \u00ab<em>les frais<\/em>\u00bb de couverture ou les fameux \u00ab<em>frais de d\u00e9placement<\/em>\u00bb sont presque pass\u00e9s de compl\u00e9ments de salaires \u00e0 la r\u00e9mun\u00e9ration. Des reporters calculs aujourd\u2019hui leurs revenus mensuels en terme du nombre d\u2019activit\u00e9s \u00e0 couvrir par jour, par semaine\u2026 Certains n\u2019h\u00e9sitent pas ainsi \u00e0 recourir \u00e0 des pratiques condamnables comme le chantage pour arrondir ces revenus.<\/p>\n\n\n\n<p>Et certains sont pr\u00eats \u00e0 faire des scandales pour avoir ces frais de d\u00e9placement, invit\u00e9s ou non par les organisateurs. L\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re (juin 2021) nous avions eu tellement honte lors d\u2019un atelier sur les politiques nationales de lutte contre les drogues en Afrique de l\u2019ouest organis\u00e9 par une ONG au minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 et de la Protection civile. Il avait \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 aux organes invit\u00e9s de se munir d\u2019une facture en bonne et due forme avec un montant convenu. Mais, comme d\u2019habitude, les journalistes qui n\u2019\u00e9taient pas invit\u00e9s \u00e9taient plus nombreux que ceux qui l\u2019\u00e9taient. L\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse r\u00e9ellement, c\u2019est qu\u2019ils exigeaient d\u2019\u00eatre pay\u00e9s au m\u00eame titre que les m\u00e9dias partenaires de la rencontre.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 peine si certains n\u2019ont pas agress\u00e9 la jeune dame charg\u00e9e de payer la presse parce qu\u2019elle leur avait dit qu\u2019elle ne pouvait rien pour eux sans les instructions de son chef. Elle leur a juste demand\u00e9 d\u2019aller voir ce dernier pour lui expliquer leur probl\u00e8me. Au finish, il ne fallait pas voir certains sourire au vent parce que finalement les organisateurs avaient d\u00e9cid\u00e9 de donner 5&nbsp;000 F Cfa \u00e0 chaque journaliste non invit\u00e9. Un sacrifice consenti pour ne pas se retrouver vilipend\u00e9s dans des colonnes ou sur des antennes\u2026 Pis, ils sont nombreux \u00e0 couvrir de nombreuses activit\u00e9s sans pour autant qu\u2019elles fassent l\u2019objet d\u2019un traitement dans leurs organes, sur leurs antennes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab<em>Dans un paysage m\u00e9diatique encombr\u00e9 o\u00f9 la presse \u00e9crite est souvent \u00e0 un niveau de simple survie, la recherche effr\u00e9n\u00e9e du sensationnel, mais aussi la corruption et le chantage deviennent facilement une r\u00e9alit\u00e9. La multiplication de plumes mercenaires est aujourd\u2019hui un ph\u00e9nom\u00e8ne que l\u2019on constate malheureusement et qui va de pair avec une perte g\u00e9n\u00e9rale de qualit\u00e9<\/em>\u00bb, rappelait r\u00e9cemment Souleymane Bachir Diagne (Professeur de philosophie et de fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Columbia, aux Etats-Unis) dans \u00ab<em>Africultures<\/em>\u00bb (N\u00b071\/2007).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quant l\u2019argent \u00e9crase la passion du m\u00e9tier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et d\u2019ajouter, \u00ab<em>aujourd\u2019hui, sauf exceptions rares, il est difficile de trouver chez les plus jeunes la m\u00eame exigence d\u00e9ontologique que chez les pionniers, la m\u00eame patience pour donner une information fiable et fond\u00e9e et aussi d\u2019ailleurs, il faut l\u2019ajouter, le m\u00eame niveau de langue. Il faut dire que des journalistes autoproclam\u00e9s sont nombreux \u00e0 faire de cette profession, essentielle \u00e0 la d\u00e9mocratie, une nuit o\u00f9 tous les chats sont gris<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les \u00e9coles de journalisme, l\u2019une des premi\u00e8res choses qu\u2019on nous enseigne, c\u2019est qu\u2019on ne devient pas journaliste pour s\u2019enrichir\u2026 C\u2019est plut\u00f4t pour d\u00e9fendre des convictions, des causes nobles\u2026 Quand on est \u00ab<em>motiv\u00e9<\/em>\u00bb par la fortune on se soucie difficilement de ce qu\u2019on \u00e9crit. Et c\u2019est quand on se soucie de ce qu\u2019on \u00e9crit, qu\u2019on peut r\u00e9sister \u00e0 la tentation de c\u00e9der \u00e0 certaines pratiques qui ont totalement d\u00e9tourn\u00e9 aujourd\u2019hui la presse malienne de&nbsp;&nbsp;ses missions et de ses fonctions fondamentales.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi ce souci de ce qu\u2019on \u00e9crit qui fait la diff\u00e9rence entre les professionnels et les mercenaires de la plume ou du micro. Malheureusement, personne ne veut visiblement de ce journaliste qui fait preuve de professionnalisme. Ici, quand on ne parvient pas \u00e0 vous manipuler, on cherche \u00e0 vous faire taire par tous les moyens, \u00e0 vous brimer, \u00e0 vous briser. Discrimin\u00e9, stigmatis\u00e9, il est \u00e9cras\u00e9 sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me avec la complicit\u00e9 de ses propres confr\u00e8res et&nbsp;cons\u0153urs. De nos jours, on se voile la face en parlant de refondation et de redynamisation du processus d\u00e9mocratique en bouchant tous les chemins conduisant \u00e0 la professionnalisation des m\u00e9dias nationaux. La presse ne peut r\u00e9ellement \u00eatre le 4e pouvoir dans une d\u00e9mocratie que si elle est r\u00e9ellement professionnelle, c\u2019est-\u00e0-dire quand la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9thique et \u00e0 la d\u00e9ontologie devient la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale et non l\u2019exception. Tant que ce ne sera pas le cas, la presse demeurera un outil de propagande politique&nbsp;; un outil de manipulation socio\u00e9conomique contr\u00f4l\u00e9 par les plus offrants.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pourquoi nous avons choisi de nous battre&nbsp;; de nous battre pour nos convictions avec nos id\u00e9es et notre plume. Autant nous nous battons contre les mauvaises pratiques qui condamnent le peuple malien \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9, \u00e0 la mis\u00e8re\u2026&nbsp;; autant nous ne cesseront de d\u00e9noncer les tares qui emp\u00eachent la presse malienne d\u2019\u00eatre r\u00e9ellement professionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous ne pouvons pas d\u2019ailleurs nous d\u00e9rober \u00e0 ce combat malgr\u00e9 ce sentiment d\u00e9courageant de pr\u00eacher dans le d\u00e9sert. Le continuer n\u2019est pas un choix, mais un devoir. Et cela d\u2019autant plus qu\u2019on ne peut pas compter sur les fa\u00eeti\u00e8res qui seront difficiles \u00e0 extraire des griffes des mafieux dont les actes liberticides et salissants sont couverts par l\u2019omerta des adh\u00e9rents qui y trouvent leurs comptes.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous n\u2019allons pas nous d\u00e9rober parce que nous r\u00eavons de voir des m\u00e9dias qui contribuent \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019une r\u00e9elle opinion publique, qui seule garantit la p\u00e9rennit\u00e9 des d\u00e9mocraties. Et cela en remplissant simplement leur mission&nbsp;: informer juste, vrai et large. Une opinion publique v\u00e9ritable&nbsp;: voil\u00e0 la clef. Mais, nous avons bien \u00e9crit&nbsp;:&nbsp;<em>nous r\u00eavons<\/em>&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moussa Bolly<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Matin<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Journ\u00e9e internationale de la libert\u00e9 de la presse a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e dans le monde le mardi 3 mai 2022 sur le th\u00e8me&nbsp;: \u00abLe journalisme sous l\u2019emprise du num\u00e9rique\u00bb. 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