{"id":21716,"date":"2025-04-07T17:10:55","date_gmt":"2025-04-07T15:10:55","guid":{"rendered":"https:\/\/nandi.info\/?p=21716"},"modified":"2025-04-07T17:17:39","modified_gmt":"2025-04-07T15:17:39","slug":"interview-du-secretaire-general-de-ladema-pasj","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nandi.info\/?p=21716","title":{"rendered":"Interview du Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ADEMA-PASJ"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">Yaya Sangar\u00e9 dit tout : sur la situation des leaders d\u2019opinion incarc\u00e9r\u00e9s, la nouvelle Charte des Partis politiques et les \u00e9lections \u2019\u2019 candidature au sein de l\u2019Adema et le\u00a0deal avec les militaires\u2019\u2019<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"433\" src=\"https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Yaya-Sangare.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21689\" srcset=\"https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Yaya-Sangare.jpg 650w, https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Yaya-Sangare-300x200.jpg 300w, https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Yaya-Sangare-585x390.jpg 585w, https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Yaya-Sangare-263x175.jpg 263w\" sizes=\"(max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong><em>Yaya Sangar\u00e9, Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ADEMA-PASJ et l\u2019ex Ministre de la Communication a accord\u00e9 un entretien \u00e0 votre journal. Sa version sur sa &nbsp;d\u00e9tention avec les 10 autres leaders politiques, la situation des autres leaders politiques incarc\u00e9r\u00e9s, l\u2019avenir des formations politiques avec la nouvelle Charte des Partis politiques, la reconstitution de la grande famille ADEMA, les hypoth\u00e8ses sur l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle prochaine, sont entre autres sujets autour desquels cette grande interview a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. &nbsp;<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\"><strong><u>Le Sursaut<\/u><\/strong><strong>&nbsp;: <\/strong><strong><em>Monsieur le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, depuis votre lib\u00e9ration conditionn\u00e9e avec 10 autres leaders de votre collectif, nous constatons un certain mutisme dans vos actions politiques,&nbsp;notamment l\u2019exigence de retour \u00e0 l\u2019ordre constitutionnel. Qu\u2019est-ce qui explique cet \u00e9tat de fait&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Yaya Sangar\u00e9&nbsp;:<\/strong>&nbsp;En effet, nous nous sommes retrouv\u00e9s, un 20 juin 2024, avec 10 autres camarades leaders politiques en prison, pour avoir exerc\u00e9 notre droit constitutionnel&nbsp;: nous r\u00e9unir dans un domicile priv\u00e9. Et nous y avons pass\u00e9 168 jours, un peu moins de six mois, avant d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s, gr\u00e2ce aux efforts conjugu\u00e9s de tout le monde. Sans jugement. Chacun de vous s\u2019est investi, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, pour notre lib\u00e9ration. \u00c0 tous et \u00e0 chacun, j\u2019adresse mes sinc\u00e8res remerciements et ma gratitude. Nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s touch\u00e9s par la solidarit\u00e9, le grand engagement, la mobilisation individuelle, les d\u00e9marches aupr\u00e8s des autorit\u00e9s administratives, judiciaires et religieuses, la collecte de fonds pour les avocats et nos familles, les aides mat\u00e9rielles pour am\u00e9liorer nos conditions de d\u00e9tention, les messages, et surtout les visites dans les prisons\u2026 La prison, la privation de libert\u00e9 est une \u00e9preuve dure et on ne saurait la souhaiter \u00e0 personne. Je voudrais le pr\u00e9ciser ici et maintenant&nbsp;: je ne reconnais pas, comme mes autres camarades, les accusations d\u2019atteinte \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 int\u00e9rieure de l\u2019Etat et de trouble \u00e0 l\u2019ordre public port\u00e9es contre moi, et je les rejette cat\u00e9goriquement. Je voudrais, \u00e0 travers votre micro, rassurer le peuple malien que les 11 leaders politiques injustement d\u00e9tenus de juin \u00e0 d\u00e9cembre 2024 sont tous profond\u00e9ment r\u00e9publicains et d\u00e9mocrates, que leur combat a toujours \u00e9t\u00e9 et restera dans le strict respect des textes en vigueur dans notre pays, et en privil\u00e9giant toujours le dialogue et la concertation, au b\u00e9n\u00e9fice des citoyens maliens. Ils sont tous fiers d\u2019avoir travers\u00e9 cette \u00e9preuve, cette privation prolong\u00e9e de libert\u00e9, sans que leurs convictions politiques ne soient nullement \u00e9branl\u00e9es. Le retour \u00e0 l\u2019ordre constitutionnel est une exigence de tous les d\u00e9mocrates et r\u00e9publicains. Aucun signataire de la d\u00e9claration commune du 31 mars 2024 n\u2019a chang\u00e9 de position et d\u2019exigence sur cette question. C\u2019est une question d\u2019honneur, de morale et d\u2019\u00e9thique politiques, surtout de convictions politiques. Le silence apparent des partis politiques sur le sujet, si l\u2019on peut le qualifier ainsi, n\u2019est pas \u00e0 confondre avec l\u2019abandon de leurs devoirs ou de leurs responsabilit\u00e9s vis-\u00e0-vis des d\u00e9fis du pays. Leur calme face \u00e0 la bourrasque que l\u2019on constate contre eux n\u2019est pas non plus synonyme de l\u2019acceptation de l\u2019omerta en cours. Encore moins leur manque d&rsquo;ardeur ne saurait \u00eatre une quelconque faiblesse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de \u00ab&nbsp;quelques calculateurs&nbsp;\u00bb qui ont pourtant tir\u00e9 leurs marrons du feu en se servant des partis politiques. Ce sont les m\u00eames qui, en retour, sont devenus les pourfendeurs z\u00e9l\u00e9s de la politique. S\u2019il y a silence, il se caract\u00e9rise par l\u2019absence de d\u00e9bats publics qui fragilise le lien de confiance entre les autorit\u00e9s en place et la classe politique, d\u2019une part et, d\u2019autre part, entre les gouvernants et les gouvern\u00e9s. Mais rien ne doit justifier le mutisme des partis politiques sur la conduite des affaires publiques, alors qu\u2019ils sont cens\u00e9s incarner les aspirations profondes des Maliens. Leur silence est un danger pour la d\u00e9mocratie. Il est temps de le briser et de construire ensemble un avenir meilleur pour le pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>D\u2019autres leaders d\u2019opinion restent toujours derri\u00e8re les barreaux pour exactement les m\u00eames motifs, est-ce que la classe politique a entrepris des d\u00e9marches aupr\u00e8s des autorit\u00e9s pour leur \u00e9largissement sans condition&nbsp;?<\/em><\/strong><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Beaucoup de d\u00e9marches ont \u00e9t\u00e9 entreprises et d\u2019autres sont en cours, publiques comme discr\u00e8tes, mais toutes efficaces, les unes comme les autres, car les informations qui nous parviennent sont rassurantes. Des autorit\u00e9s administratives, des leaders religieux et de la soci\u00e9t\u00e9 civile, des personnalit\u00e9s ind\u00e9pendantes sont impliqu\u00e9s dans le dossier afin d\u2019obtenir, dans les meilleurs d\u00e9lais, l\u2019\u00e9largissement de ces acteurs majeurs d\u00e9tenus pour leurs opinions notamment Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, avec qui j&rsquo;ai partag\u00e9 pr\u00e8s de six (6) mois, le m\u00eame cadre de vie \u00e0 la Maison d&rsquo;Arr\u00eat et de Correction de Koulikoro, Mme Sidib\u00e9 Rokia Doumbia dite \u2018\u2019Rose Vie ch\u00e8re\u2019\u2019, Cl\u00e9ment Demb\u00e9l\u00e9, Issa Kaou Ndjim, les deux imams-pr\u00eacheurs S\u00e9kou Sidib\u00e9 (mon petit cousin) et Bandiougou Traor\u00e9, et de favoriser l\u2019apaisement social et la r\u00e9conciliation nationale. J\u2019ai espoir que ces m\u00e9diations ne seront pas vaines et obtiendront un \u00e9cho favorable de la part des d\u00e9cideurs actuels. J\u2019exhorte les autorit\u00e9s de la Transition \u00e0 lib\u00e9rer tous ces autres d\u00e9tenus d\u2019opinion, mais aussi \u00e0 faciliter le retour au pays des exil\u00e9s politiques afin d\u2019assurer la paix, la r\u00e9conciliation nationale, la coh\u00e9sion sociale et la stabilit\u00e9 du pays. Force doit rester \u00e0 la loi, mais respect et consid\u00e9ration doivent \u00eatre accord\u00e9s \u00e0 la m\u00e9diation. <strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>R\u00e9cemment vous \u00e9tiez en conclave autour d\u2019un document consensuel de la Charte des Partis. Peut-on savoir les grandes orientations de votre rencontre&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><u>SG Sangar\u00e9<\/u><\/strong><strong>&nbsp;:<\/strong>&nbsp;En effet, des partis politiques se sont retrouv\u00e9s, avec pour objectif, de reprendre la parole, d\u2019\u00eatre une force de r\u00e9flexion et de propositions et surtout d\u2019aider \u00e0 trouver des solutions aux pr\u00e9occupations des Maliens, singuli\u00e8rement la probl\u00e9matique de la Charte des partis politiques. Il s\u2019agissait donc de r\u00e9fl\u00e9chir sur le syst\u00e8me&nbsp;multipartite, ses forces, ses faiblesses, et la mani\u00e8re dont il pourrait \u00e9voluer pour mieux servir les int\u00e9r\u00eats du Mali et de ses citoyens. Avoir une lecture convergente, le droit pour les partis de se former et d\u2019exercer librement leurs activit\u00e9s est un principe du multipartisme int\u00e9gral inscrit dans la Constitution&nbsp;; repenser la mani\u00e8re dont les partis politiques doivent se structurer et interagir&nbsp;; contr\u00f4ler le pullulement des partis politiques\u2026 Bref, il s\u2019agissait de proposer des pistes de restructuration et de rationalisation de l\u2019univers des partis politiques. Cependant, cette rationalisation doit se faire de mani\u00e8re responsable, avec des mesures incitatives et non des contraintes, l\u2019objectif demeurant de respecter la diversit\u00e9 des id\u00e9es, des id\u00e9ologies, des valeurs voire des approches. Il est encourageant de constater que, malgr\u00e9 leurs divergences de vue, les formations politiques ont su trouver un terrain d\u2019entente autour des questions essentielles, notamment la r\u00e9forme de la Charte qui les r\u00e9git. En d\u00e9pit des tensions et des diff\u00e9rences id\u00e9ologiques, le consensus a pr\u00e9valu sur les int\u00e9r\u00eats personnels, partisans. Un signe de maturit\u00e9 et de responsabilit\u00e9 \u00e0 saluer et \u00e0 encourager. Mais au-del\u00e0 de ce dialogue, il reste encore beaucoup \u00e0 faire. La r\u00e9vision de la Charte des partis politiques ne doit pas se faire comme une simple formalit\u00e9 administrative. Elle doit s\u2019inscrire dans un processus participatif qui doit n\u00e9cessairement aboutir \u00e0 la moralisation, \u00e0 la r\u00e9glementation stricte des conditions de cr\u00e9ation de partis politiques et \u00e0 la r\u00e9duction de leur nombre par des mesures incitatives et non coercitives. Un v\u00e9ritable assainissement du secteur afin d\u2019avoir un paysage politique plus coh\u00e9rent, plus responsable et plus efficace. Elle doit amener les partis politiques \u00e0 devenir des forces de proposition et de gouvernance, et non des instruments de division et de confrontations st\u00e9riles. J\u2019ai not\u00e9 quelques propositions tr\u00e8s int\u00e9ressantes comme la lutte contre la transhumance politique ou le nomadisme politique en cours de mandat, avec la perte d\u2019\u00e9ch\u00e9ance du mandat \u00e9lectoral, l\u2019impossibilit\u00e9 de se repr\u00e9senter aux prochaines \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales&nbsp;et de cr\u00e9er un parti politique pendant au moins un an. Il y a aussi la clarification et le renforcement du statut du chef de file de l\u2019opposition, la suspension des partis politiques pendant une dur\u00e9e limit\u00e9e ou le retrait d\u00e9finitif du r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 pour manque de r\u00e9sultats \u00e0 certaines \u00e9lections de proximit\u00e9, l&rsquo;encouragement au regroupement des partis politiques par id\u00e9ologies, etc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Que pensez-vous des propos de ceux qui affirment qu\u2019il faut supprimer l\u2019aide publique aux Partis politiques&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;: <\/strong>Je voudrais commencer par corriger ce lapsus&nbsp;: l\u2019appui accord\u00e9 aux partis politiques n\u2019est ni une aide ni une subvention de l&rsquo;Etat. C\u2019est un financement inscrit dans le budget d\u2019Etat et pr\u00e9lev\u00e9 sur les recettes fiscales. \u00c0 ce titre, il s\u2019impose aux gouvernants&nbsp;; donc refuser de le verser aux partis politiques s\u2019assimile \u00e0 un d\u00e9tournement de fonds publics. Ce qui doit \u00eatre vite corrig\u00e9, au risque de rattraper t\u00f4t ou tard les responsables.&nbsp;Je crois avec force conviction que le financement public des partis politiques doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un acquis irr\u00e9versible de la d\u00e9mocratie malienne, tout comme la libert\u00e9 d\u2019association, d\u2019expression et de presse. C\u2019est \u00e0 la suite d\u2019une analyse sereine et approfondie du r\u00f4le et de la place des partis politiques dans l\u2019ancrage d\u00e9mocratique et l\u2019animation de la vie socio-politique que la loi sur le financement public des partis politiques a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e et vot\u00e9e par notre Assembl\u00e9e nationale. Le confort de notre jeune d\u00e9mocratie en r\u00e9sulte aussi. C\u2019est donc un appui aux partis politiques dans le cadre de leur animation quotidienne de la vie politique nationale, la formation et la sensibilisation de leurs militants aux grandes questions nationales. Autant, on constate des insuffisances dans sa mise en \u0153uvre, autant il y a des d\u00e9rives dans le fonctionnement des associations, des syndicats et m\u00eame dans la presse. Personne n\u2019imaginerait la restriction de ces libert\u00e9s&nbsp;; au contraire, il nous faut les prot\u00e9ger davantage en les encadrant au mieux des int\u00e9r\u00eats du pays. Le financement public des partis politiques ne doit pas \u00eatre per\u00e7u comme une aum\u00f4ne ni, encore moins, une dilapidation des ressources publiques. Loin s\u2019en faut&nbsp;! C\u2019est un droit inscrit dans une loi de la R\u00e9publique. Toutes les autorit\u00e9s, m\u00eame transitoires, doivent s\u2019y soumettre. Toutefois, je suis d\u2019avis que les conditions d\u2019acc\u00e8s au financement public des partis politiques doivent \u00eatre plus renforc\u00e9es, sinon mieux moralis\u00e9es, car il s\u2019agit de l\u2019utilisation de l\u2019argent du contribuable malien. Un devoir de recevabilit\u00e9 s\u2019impose aux b\u00e9n\u00e9ficiaires. Sans financement public, les partis politiques n\u2019ont que peu de chances de transmettre leur id\u00e9ologie, leur projet de soci\u00e9t\u00e9 et de parvenir aux plus hautes sph\u00e8res du pouvoir d\u2019Etat. Pour exiger la transparence du financement des partis politiques, il est imp\u00e9rieux de le maintenir justement et de l\u2019octroyer sans marchandage et \u00e0 temps. Il est cependant difficile de parler du financement public des partis politiques sans faire r\u00e9f\u00e9rence au financement des campagnes \u00e9lectorales. En effet, les candidats aux \u00e9lections qui repr\u00e9sentent les partis politiques, sont soutenus par leurs partis politiques. Ces d\u00e9penses sont justifi\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es conform\u00e9ment aux textes en vigueur, dans un souci de transparence. Quand l\u2019Etat s\u2019engage \u00e0 encadrer la gestion &nbsp;financi\u00e8re des partis politiques, il se doit d\u2019accomplir sa mission r\u00e9galienne. \u00c0 d\u00e9faut de ce financement public, les partis politiques seront contraints de se tourner vers les contributions priv\u00e9es potentiellement porteuses du risque de corruption&nbsp; en leur sein et m\u00eame les transformer en lieu de blanchiment d\u2019argent sale. Alors, vous comprenez donc que, tous les partis politiques b\u00e9n\u00e9ficiaires du financement public sont soumis \u00e0 une obligation de transparence aussi bien en termes de recettes que de d\u00e9penses. C\u2019est pourquoi, je soutiens, sans r\u00e9serve, ce combat d\u00e9mocratique et r\u00e9publicain pour le maintien voire le renforcement du financement public des partis politiques. Il est simplement juste. C\u2019est une exigence d\u00e9mocratique. <strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Par contre, l\u2019unanimit\u00e9 est d\u00e9gag\u00e9e sur la r\u00e9duction du nombre des Partis politiques, avez-vous imagin\u00e9 un sch\u00e9ma \u00e0 cet effet&nbsp;? Va-t-on assister \u00e0 la reconstitution de l\u2019Adema-PASJ&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;: <\/strong>La volont\u00e9 de reconstituer la grande famille politique de l\u2019Ad\u00e9ma-Pasj figure en bonne place de toutes nos instances. C\u2019est devenu une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse et urgente, une exigence des militants \u00e0 la base. Nous n&rsquo;avons pas attendu ces sorties orchestr\u00e9es pour tenter de r\u00e9duire les partis politiques, pour engager des r\u00e9flexions approfondies, de reconstituer la grande famille Adema et le p\u00f4le de Gauche, en vue de former une vaste plateforme politique autour des valeurs de justice, de solidarit\u00e9 et de travail bien fait. Face aux d\u00e9fis qui se pr\u00e9sentent, les patriotes doivent se rassembler au-del\u00e0 des clivages politiques pour sauver l\u2019\u00c9tat du Mali menac\u00e9 dans ses fondements. L\u2019\u00e9miettement du paysage politique ne favorise pas une telle vision. Si les nouvelles dispositions consensuelles de la Charte des partis politiques devaient entra\u00eener la r\u00e9duction du nombre de partis politiques, cela pourrait aussi favoriser une recomposition de la classe politique malienne. Nous serions heureux d\u2019accueillir, dans la ruche, ceux qui avaient pris de nouvelles directions. Qu\u2019il s\u2019agisse du MIRIA du regrett\u00e9 Pr. Mamadou Lamine Traor\u00e9, de l\u2019ASMA-CFP de feu Soumeylou Boub\u00e8ye Ma\u00efga, de l\u2019Union pour la R\u00e9publique et la D\u00e9mocratie (URD) de feu Souma\u00efla Ciss\u00e9, du Rassemblement pour le Mali (RPM) de feu Ibrahim Boubacar K\u00e9\u00efta et de l\u2019APR d\u2019Oumar Ibrahim Tour\u00e9. S\u2019y ajoutent les FARE AN KA WULI de Modibo Sidib\u00e9. En ce qui concerne la volont\u00e9 de r\u00e9duire le nombre de partis politiques, on constate, malheureusement, que l\u2019explosion du champ politique malien ne refl\u00e8te nullement une diversit\u00e9 d\u2019id\u00e9ologies ou de programmes politiques. Elle s\u2019explique essentiellement par les conditions sans doute trop lib\u00e9rales de la cr\u00e9ation des partis politiques, le mode et les crit\u00e8wres de financement de ceux-ci et la personnalit\u00e9 de leurs leaders. Apr\u00e8s plus de trois d\u00e9cennies d\u2019exercice d\u00e9mocratique et multipartite, notre pays se trouve confront\u00e9 \u00e0 de multiples \u00e9preuves qui ont fini par fragiliser et discr\u00e9diter les acteurs et les partis politiques aux yeux des citoyens. Vouloir r\u00e9duire leur nombre n\u2019est pas forc\u00e9ment la solution idoine au probl\u00e8me structurel que connait l\u2019offre politique dans notre pays. De ce point de vue, la Charte des partis politiques revue et r\u00e9adapt\u00e9e pourrait s\u2019av\u00e9rer providentielle dans une optique d\u2019assainissement, de moralisation et de contr\u00f4le politiques et, cela, sans porter pr\u00e9judice aux droits et libert\u00e9s garantis par la Constitution de juillet 2023. Il incombe donc aux hommes politiques d\u2019unir leurs forces au sein de leurs formations politiques dont ils feraient des outils aiguis\u00e9s dans l\u2019art des n\u00e9gociations habiles et de dynamiques alternatives. Le multipartisme, m\u00eame dans un contexte limitatif circonscrivant le nombre des partis,&nbsp;donne la chance \u00e0 toutes les sensibilit\u00e9s de s\u2019exprimer dans l\u2019ar\u00e8ne politique. Vouloir affaiblir les acteurs et les institutions politiques, c\u2019est ignorer l\u2019\u00e9vidence que ceux-ci sont incontournables et irrempla\u00e7ables dans l\u2019animation politique, si tant est que la d\u00e9mocratie signifie un rep\u00e8re pour nous. \u00c9videmment, une d\u00e9mocratie toujours marqu\u00e9e du sang de nos compatriotes sacrifi\u00e9s en mars 1991 pour l\u2019ouverture politique et l\u2019id\u00e9al d\u00e9mocratique. Ce n\u2019est pas anodin si la Constitution de juillet 2023 pr\u00eate autant d\u2019importance, en son article&nbsp;185, au multipartisme int\u00e9gral qu\u2019\u00e0 la forme r\u00e9publicaine et la\u00efque de l\u2019Etat voire \u00e0 la limitation du mandat pr\u00e9sidentiel&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;La forme r\u00e9publicaine de l\u2019\u00c9tat, la la\u00efcit\u00e9, le nombre de mandats du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et le multipartisme ne peuvent faire l\u2019objet de r\u00e9vision&nbsp;\u00bb. Pour ma part, les r\u00e9formes souhaitables pour les partis politiques ne rel\u00e8vent pas d\u2019un ajustement d\u2019ordre quantitatif mais de l\u2019am\u00e9lioration des lignes programmatiques et de l\u2019animation politique. Or, jusqu\u2019ici, les propositions qui reviennent dans le d\u00e9bat public comme alternatives \u00e0 l\u2019inflation des partis politiques consistent \u00e0 ramener leur nombre \u00e0 cinq ou \u00e0 moins de cinq. La question aurait pu \u00eatre pos\u00e9e autrement&nbsp;: comment les partis politiques pourraient \u00e0 la fois correspondre aux aspirations \u00e9clectiques des Maliens et \u00e9largir les horizons de leur perception globale et pertinente de la vie publique. Au fait, quelle est ou pourrait \u00eatre la port\u00e9e d\u2019une op\u00e9ration de r\u00e9duction \u00e0 outrance des choix&nbsp;? &nbsp;S\u2019il est vrai qu\u2019il existe une crise de nombre des partis politiques, la r\u00e9gulation \u00e0 marche forc\u00e9e de ces derniers risque d\u2019ouvrir la porte \u00e0 une fragilisation du processus d\u00e9mocratique.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Selon vous, peut-on nourrir l\u2019espoir d\u2019assister dans un avenir proche \u00e0 des \u00e9lections au Mali&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;: <\/strong>La Transition devait se terminer le 26 mars 2024, par l\u2019organisation d\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, mais elle a \u00e9t\u00e9 report\u00e9e unilat\u00e9ralement, \u00e0 travers un communiqu\u00e9 laconique du Ministre d\u2019Etat, Ministre de l\u2019Administration territoriale et de la D\u00e9centralisation. Cela, sans d\u00e9bat au sein du Gouvernement, selon l\u2019ancien Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Ma\u00efga. Apr\u00e8s tant d\u2019atermoiements, de nombreux doutes subsistent \u00e0 mon niveau et dans la plupart des formations politiques notamment sur la capacit\u00e9 ou la volont\u00e9 des Autorit\u00e9s de la transition \u00e0 les organiser. Il urge, apr\u00e8s cinq (5) ans de transition, l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un mandat \u00e9lectoral, hors tout processus \u00e9lectoral, de fixer un chronogramme d\u00e9taill\u00e9 et pr\u00e9cis. C\u2019est avec un grand \u00e9tonnement que nous notons la quasi-absence de toute r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019organisation des \u00e9lections devant mettre fin \u00e0 la p\u00e9riode transitoire, m\u00eame si les charges li\u00e9es \u00e0 l\u2019organisation de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle avaient \u00e9t\u00e9 inscrites, un moment, dans le budget d\u2019Etat 2025. J\u2019exhorte encore les autorit\u00e9s en place \u00e0 organiser, dans les meilleurs d\u00e9lais, un cadre de concertation entre le Gouvernement et la classe politique, pour d\u00e9gager un consensus sur la question du retour \u00e0 l\u2019ordre constitutionnel et sur une nouvelle architecture inclusive, ainsi qu\u2019il ressort de la d\u00e9claration commune des partis, regroupements politiques et organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile du 31 mars 2024. Il est vraiment temps pour le pays de sortir de cette phase transitoire, de cet \u00e9tat d&rsquo;exception. Nous travaillerons \u00e0 ce que les \u00e9lections se tiennent en 2025. Ceux qui conseillent aux autorit\u00e9s de se soustraire \u00e0 la tenue d\u2019\u00e9lections ne rendent service \u00e0 personne\u2026 Le refus ou le report sine die des \u00e9lections appara\u00eet comme une impasse voire un pi\u00e8ge \u00e0 \u00e9viter \u00e0 tout prix, qui peut se refermer sur ceux qui l\u2019ont install\u00e9. Au regard de l\u2019importance des \u00e9lections pour un pays traumatis\u00e9 comme le n\u00f4tre, nous sommes engag\u00e9s pour leur tenue dans un climat sociopolitique serein et inclusif. <strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Parlant des \u00e9lections, de la voix de votre Pr\u00e9sident,&nbsp;l\u2019Adema-PASJ aura son candidat \u00e0 la pr\u00e9sidentielle,&nbsp;comment cela va se passer&nbsp;? Assisterons- nous \u00e0 la r\u00e9\u00e9dition du sc\u00e9nario avec ATT en 2002 et 2007&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;:<\/strong>&nbsp;\u00c0 priori, rien n\u2019emp\u00eache l\u2019Ad\u00e9ma-PASJ, la premi\u00e8re force politique et sociologique du pays, de pr\u00e9senter un candidat \u00e0 la pr\u00e9sidentielle, le jeu d\u2019alliance pouvant se jouer, par la suite, sous des conditions transparentes, respectant les valeurs des parties concern\u00e9es et les int\u00e9r\u00eats vitaux du peuple malien. Dans une dynamique d\u2019\u00e9quipe, au Comit\u00e9 Ex\u00e9cutif, nous travaillons dur pour notre parti en laissant aux militants le soin de d\u00e9cider o\u00f9 nous devons \u00eatre pour l\u2019int\u00e9r\u00eat collectif du parti et de la nation. Comme le dirait l\u2019autre&nbsp;:&nbsp;\u00abFaisons juste notre boulot et nous progresserons&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, \u00e0 la suite de nos diff\u00e9rentes assises, il ne doit plus exister de doute sur cette question. Le parti ne saurait faire l\u2019\u00e9conomie d\u2019une candidature interne, mais ne saurait aussi cracher sur l\u2019opportunit\u00e9 de nouer des alliances \u00e9lectorales et politiques gagnant-gagnant, avant, pendant et apr\u00e8s les \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales. Car, nous sommes convaincus que rien de durable et de stable ne pourra se construire dans notre pays sans alliance des forces politiques et sociales \u0153uvrant pour le bonheur des Maliens. Rien de nouveau sous le soleil de l\u2019Ad\u00e9ma-PASJ, en ce moment. Les supputations peuvent aller bon train, mais nous restons imperturbables et sereins dans notre logique. Et nous ne nous engagerons dans aucune compromission, encore dans un marchandage politique sans consistance. Seuls la volont\u00e9 et les int\u00e9r\u00eats de nos militants nous guideront dans notre choix d\u00e9finitif. Il est vrai que la gestion de l\u2019Ad\u00e9ma-PASJ n\u2019est pas ais\u00e9e, surtout le choix de son candidat pour la pr\u00e9sidentielle, car notre parti est travers\u00e9 par plusieurs courants (et non des clans) qui, malheureusement, ne s\u2019affrontent pas sur les id\u00e9es, les principes et les valeurs qui nous ont r\u00e9unis. Ce qui biaise parfois les d\u00e9bats. Le choix de notre candidat interviendra d\u00e8s que toutes les conditions favorables y seront r\u00e9unies. La raison d\u2019\u00eatre d\u2019un parti politique \u00e9tant la conqu\u00eate et l\u2019exercice du pouvoir d\u2019Etat, l\u2019Ad\u00e9ma-PASJ ne manquera pas de cadres valables pour participer \u00e0 cette belle comp\u00e9tition d\u00e9mocratique qu\u2019est l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Toute autre d\u00e9cision serait synonyme de suicide politique pour les dirigeants et les cadres du parti. Car nous avons tir\u00e9 tous les enseignements de nos accompagnements voire nos soutiens parfois inconditionnels aux r\u00e9gimes successifs depuis notre d\u00e9part du pouvoir d\u2019Etat en 2002.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>S\u2019il devait y avoir un deal entre les hommes forts de l\u2019heure et la&nbsp; classe politique pour un retour \u00e0 la normalit\u00e9, selon vous, en votre qualit\u00e9 de Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de la plus grande formation politique du pays, quels seront les contours de ce deal&nbsp;?<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SG Sangar\u00e9&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Il ne peut y avoir de deal, en tant que tel, mais nous serons ouverts \u00e0 tout compromis dynamique qui sauvegarde la paix sociale, la stabilit\u00e9 dans le cadre du respect mutuel de nos identit\u00e9s propres et du respect des textes qui r\u00e9gissent la vie nationale. Je suis formel : toutes les contradictions politiques doivent \u00eatre tranch\u00e9es dans les urnes. L&rsquo;acc\u00e8s, le maintien ou la destitution \u00e0 une fonction politique comme celle de Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ou Chef de l\u2019Etat doit revenir pleinement au peuple souverain malien, \u00e0 travers les urnes. Toute collaboration doit avoir comme fondement la confiance r\u00e9ciproque, le dialogue permanent. Il nous faut travailler \u00e0 cela au lieu de la confrontation, du rapport de forces qui sont pu\u00e9riles et sans lendemain. Ce jeu profite g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 ceux-l\u00e0 qui sont tapis dans l\u2019ombre et qui n\u2019ont aucune base politique ni sociale \u00e0 mobiliser, aucune proposition positive \u00e0 faire. Tout Malien a le droit d\u2019avoir des ambitions pr\u00e9sidentielles, pourvu que ces ambitions soient conformes aux lois que nous nous sommes librement octroy\u00e9es. La source de tout pouvoir r\u00e9side dans les urnes, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;obligation de retourner \u00e0 l&rsquo;ordre constitutionnel qui consacre les \u00e9lections comme seule voie d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la magistrature supr\u00eame de notre pays. Persister dans la voie actuelle est une aventure assez risqu\u00e9e, et pour les autorit\u00e9s en place et pour le pays tout entier. Aucune intrusion ne doit \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e dans le jeu d\u00e9mocratique. Aujourd\u2019hui, nous constatons que nos nouveaux g\u00e9n\u00e9raux sont port\u00e9s \u00e0 bout de bras par des l\u00e9gitimit\u00e9s traditionnelles coutumi\u00e8res, tandis qu\u2019aucun espace public n\u2019est \u00e9pargn\u00e9 par des g\u00e9n\u00e9rations spontan\u00e9es de soutiens tous azimuts. Il en faut peut-\u00eatre plus, dans une \u00e9lection \u00e0 plusieurs inconnues, organis\u00e9e dans les urnes, \u00e0 diff\u00e9rents endroits du pays, pour rafler l\u2019adh\u00e9sion des citoyens, les vrais \u00e9lecteurs. C\u2019est pourquoi, des pourparlers sont n\u00e9cessaires pour arrondir les angles et convenir de la meilleure strat\u00e9gie \u00e9lectorale pour aller \u00e0 des r\u00e9sultats inattaquables sortis des urnes. Le retour \u00e0 l\u2019ordre constitutionnel exige l\u2019organisation d\u2019\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9mocratiques, inclusives, transparentes, apais\u00e9es et peu contest\u00e9es. Pour cela, il nous faut des assurances \u00e0 l\u2019adresse de toutes les parties prenantes, des compromis dynamiques qui ne compromettent pas les int\u00e9r\u00eats vitaux du pays, de la sinc\u00e9rit\u00e9 dans les relations de collaboration autour d\u2019un projet de soci\u00e9t\u00e9 consistant et ambitieux. Si j&rsquo;ai un conseil \u00e0 donner aux hommes forts de l\u2019heure, je leur dirai ceci, en toute franchise : La multiplication des mouvements de soutien \u00e0 la transition leur donne l\u2019illusion d\u2019une adh\u00e9sion populaire massive \u00e0 leur cause. Cependant, ces initiatives sont souvent port\u00e9es par des figures d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablies dans les appareils politiques et de l&rsquo;administration publique, voire dans les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, cherchant \u00e0 pr\u00e9server leurs privil\u00e8ges. Plut\u00f4t que de mobiliser les citoyens autour des enjeux cruciaux, ces mouvements cr\u00e9ent une bulle d\u2019autosatisfaction, les \u00e9loignant, en tant que dirigeants, certainement de bonne foi, des r\u00e9alit\u00e9s du pays&#8230;C\u2019est vrai qu&rsquo;il faut vivre avec ses convictions, mais il faut savoir \u00e9couter les autres exprimant d&rsquo;autres opinions et porteurs d&rsquo;autres convictions&#8230; Dans tous les cas, la violation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e des lois de la R\u00e9publique par ceux qui en ont la garde peut entra\u00eener d&rsquo;autres transgressions aux cons\u00e9quences impr\u00e9visibles pour le pays. Sachons donc raison garder.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Propos recueillis par Mariam Sissoko<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yaya Sangar\u00e9 dit tout : sur la situation des leaders d\u2019opinion incarc\u00e9r\u00e9s, la nouvelle Charte des Partis politiques et les \u00e9lections \u2019\u2019 candidature au sein de l\u2019Adema et le\u00a0deal 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