{"id":19152,"date":"2024-08-15T11:36:33","date_gmt":"2024-08-15T09:36:33","guid":{"rendered":"https:\/\/nandi.info\/?p=19152"},"modified":"2024-08-15T11:36:35","modified_gmt":"2024-08-15T09:36:35","slug":"liberte-dexpression-dans-laes-tiken-jah-fakoly-met-les-pieds-dans-les-plats","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nandi.info\/?p=19152","title":{"rendered":"Libert\u00e9 d\u2019expression dans l\u2019AES : Tiken Jah Fakoly met les pieds dans les plats"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Tiken Jah Fakoly, figure embl\u00e9matique du reggae africain, a r\u00e9cemment fait parler de lui avec la sortie de son single \u201cActualit\u00e9s br\u00fblantes\u201d le 8 ao\u00fbt 2024. En futuring avec le chanteur togolais Amen Jah Ciss\u00e9, l\u2019artiste ivoirien n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots pour critiquer ouvertement les abus de pouvoir et la r\u00e9pression de la libert\u00e9 d\u2019expression en Afrique, en particulier dans les pays de l\u2019Alliance des Etats du Sahel (AES). Ses paroles, d\u00e9non\u00e7ant la tendance des gouvernements de l\u2019AES \u00e0 restreindre les libert\u00e9s sous couvert de s\u00e9curit\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 per\u00e7ues comme offensantes par certains de leurs partisans.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">La collaboration musicale entre Amen Jah Ciss\u00e9 et Tiken Jah Fakoly, intitul\u00e9e \u201cActualit\u00e9s br\u00fblantes\u201d, se pr\u00e9sente comme une r\u00e9ponse artistique puissante aux d\u00e9fis politiques actuels en Afrique. Ce morceau aborde les d\u00e9rives autoritaires et les restrictions des libert\u00e9s individuelles dans des pays tels que le Togo, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le Tchad et le Cameroun, ainsi que dans l\u2019Alliance des Etats du Sahel (AES).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premi\u00e8res notes, le ton est donn\u00e9. Amen Jah Ciss\u00e9 s\u2019oppose avec vigueur \u00e0 la modification constitutionnelle au Togo, proclamant : \u201cLe peuple togolais dit non \u00e0 la Ve R\u00e9publique\u201d. Ce refrain exprime la frustration croissante face \u00e0 des r\u00e9gimes qui, sous couvert de maintien de la coh\u00e9sion nationale, restreignent les droits civiques.<\/p>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Tiken Jah Fakoly \u00e9voque les tensions en C\u00f4te d\u2019Ivoire, o\u00f9 la possibilit\u00e9 d\u2019un quatri\u00e8me mandat pour le pr\u00e9sident Ouattara ravive des souvenirs douloureux de violences politiques de 2010-2011.<\/p>\n\n\n\n<p>Les artistes ne se contentent pas de critiquer ; ils cherchent \u00e0 \u00e9veiller la conscience de la jeunesse africaine. En d\u00e9non\u00e7ant la succession monarchique au Tchad et l\u2019absence de leadership au Cameroun, ils mettent en lumi\u00e8re une r\u00e9alit\u00e9. Leurs paroles, empreintes de lucidit\u00e9 et de passion, r\u00e9sonnent avec un public fatigu\u00e9 des promesses non tenues et des injustices persistantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le succ\u00e8s imm\u00e9diat du clip t\u00e9moigne de l\u2019impact de leur message. Cependant, la controverse qui a suivi, notamment les critiques des partisans des r\u00e9gimes de l\u2019AES sur les r\u00e9seaux sociaux, r\u00e9v\u00e8le une sensibilit\u00e9 accrue aux questions de libert\u00e9 d\u2019expression. Les artistes, en s\u2019attaquant \u00e0 des sujets d\u00e9licats, encouragent un d\u00e9bat n\u00e9cessaire sur la gouvernance et les droits humains en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u0153uvre se positionne comme un puissant outil de contestation, rappelant que la musique peut servir de vecteur de changement. En abordant des probl\u00e9matiques politiques \u00e0 travers leur art, Amen Jah Ciss\u00e9 et Tiken Jah Fakoly encouragent la jeunesse \u00e0 s\u2019engager dans la lutte pour la justice et la d\u00e9mocratie. Leur collaboration ne se limite pas \u00e0 une simple critique, mais appelle \u00e0 une prise de conscience collective, incitant les auditeurs \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur l\u2019avenir politique de leur continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, \u201cActualit\u00e9s br\u00fblantes\u201d incarne une fusion entre musique et militantisme, o\u00f9 chaque note et chaque parole portent le poids des espoirs et des luttes des peuples africains. En c\u00e9l\u00e9brant la libert\u00e9 d\u2019expression et en d\u00e9non\u00e7ant les abus de pouvoir, les artistes rappellent que la voix du peuple doit \u00eatre entendue, et que la musique peut \u00eatre un puissant moteur de changement social.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une chanson qui r\u00e9sonne avec les r\u00e9alit\u00e9s de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un passage viral de sa chanson \u201cActualit\u00e9s br\u00fblantes\u201d, Tiken Jah Fakoly d\u00e9clare :&nbsp;<em>\u201cNe g\u00e2tez pas l\u2019AES. La libert\u00e9 d\u2019expression, mang\u00e9e par la r\u00e9volution acquise dans le sang. Regardez ce qui se passe dans l\u2019AES. D\u00e8s que tu critiques un peu, c\u2019est le front ou la prison\u201d<\/em>. Cette d\u00e9claration percutante met en lumi\u00e8re la sombre r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue par de nombreux citoyens dans les pays membres de l\u2019Alliance des Etats du Sahel (AES), o\u00f9 la libert\u00e9 d\u2019expression est s\u00e9rieusement menac\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le message de Fakoly n\u2019a pas laiss\u00e9 indiff\u00e9rent. Si certains ont applaudi le courage des artistes, d\u2019autres, partisans des r\u00e9gimes vis\u00e9s, ont exprim\u00e9 leur m\u00e9contentement, allant jusqu\u2019\u00e0 appeler au boycott de sa musique. Cette r\u00e9action hostile souligne la faible tol\u00e9rance envers les voix dissidentes dans certains pays africains, o\u00f9 la r\u00e9pression de la libert\u00e9 d\u2019expression ne provient plus seulement des gouvernements, mais s\u2019\u00e9tend \u00e9galement \u00e0 une partie de la population.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019opinion publique se retrouve ainsi divis\u00e9e, r\u00e9v\u00e9lant une intol\u00e9rance grandissante envers les critiques des r\u00e9gimes en place. Cette intol\u00e9rance, qui s\u2019infiltre dans la sph\u00e8re sociale, ne se limite plus aux actions gouvernementales. Elle se manifeste aussi au sein de la soci\u00e9t\u00e9, o\u00f9 l\u2019autocensure devient une strat\u00e9gie de survie pour beaucoup. Les citoyens, craignant des repr\u00e9sailles, choisissent de se taire sur des sujets sensibles.<\/p>\n\n\n\n<p>La critique de Tiken Jah Fakoly envers l\u2019AES intervient dans un contexte o\u00f9 les gouvernements des pays membres multiplient les mesures pour limiter les libert\u00e9s individuelles et restreindre la libert\u00e9 d\u2019expression.<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple, au Mali, la suspension des partis politiques par la junte militaire en avril 2024 a \u00e9t\u00e9 un coup dur pour la d\u00e9mocratie dans le pays. Justifi\u00e9e par la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir l\u2019ordre public et de faciliter un \u201cdialogue national\u201d, cette d\u00e9cision est largement per\u00e7ue comme une tentative de museler l\u2019opposition et d\u2019assurer la prolongation du pouvoir militaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Burkina Faso, la situation est tout aussi pr\u00e9occupante. Le capitaine Ibrahim Traor\u00e9, arriv\u00e9 au pouvoir par un coup d\u2019Etat, a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 lors des c\u00e9l\u00e9brations de la Journ\u00e9e internationale de la jeunesse que&nbsp;<em>\u201cles libert\u00e9s individuelles ne priment pas sur celles de la Nation\u201d<\/em>. Cette d\u00e9claration, bien que populaire parmi certains segments de la population, refl\u00e8te une approche autoritaire qui justifie la r\u00e9pression sous le couvert de l\u2019unit\u00e9 nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soutien de cette rh\u00e9torique par une partie de la jeunesse burkinab\u00e8 illustre une tendance inqui\u00e9tante o\u00f9 la r\u00e9pression est normalis\u00e9e et accept\u00e9e comme un mal n\u00e9cessaire pour la stabilit\u00e9. Cette situation cr\u00e9e un foss\u00e9 grandissant entre ceux qui, comme Tiken Jah Fakoly, plaident pour plus de libert\u00e9 et le respect des droits de l\u2019Homme, et ceux qui voient dans les r\u00e9gimes en place une garantie contre le chaos.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9seaux sociaux sont devenus le principal champ de bataille de cette confrontation, o\u00f9 les partisans des r\u00e9gimes actuels et ceux qui ne partagent pas cette vision s\u2019affrontent dans un lutte id\u00e9ologique. Les discussions en ligne r\u00e9v\u00e8lent non seulement la divergence des opinions au sein des soci\u00e9t\u00e9s africaines, mais aussi la fragilit\u00e9 des d\u00e9mocraties et du respect des libert\u00e9s. Les r\u00e9gimes militaires au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, affichent un soutien populaire apparent. Cependant, ce soutien masque une intol\u00e9rance croissante envers les voix dissidentes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le cri de c\u0153ur pour la d\u00e9mocratie \u00e0 travers le reggae<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce morceau de reggae, ancr\u00e9 dans la tradition protestataire du genre, s\u2019attaque frontalement \u00e0 la gestion de plusieurs r\u00e9gimes africains. Amen Jah Ciss\u00e9, \u00e0 travers des paroles fortes telles que \u201cLaissez le peuple choisir ses propres dirigeants\u201d, met l\u2019accent sur l\u2019importance de la participation citoyenne dans le processus de gouvernance.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette th\u00e9matique est cruciale dans un contexte o\u00f9 le pouvoir est souvent confisqu\u00e9 par une \u00e9lite restreinte. La chanson ne se limite pas \u00e0 la d\u00e9nonciation des r\u00e9gimes en place ; elle cherche \u00e9galement \u00e0 mobiliser la jeunesse africaine. Les artistes rappellent que la libert\u00e9 d\u2019expression est un droit fondamental qui doit \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e. Dans un contexte o\u00f9 critiquer le pouvoir peut mener \u00e0 des repr\u00e9sailles s\u00e9v\u00e8res, leur message prend une dimension particuli\u00e8rement urgente.<\/p>\n\n\n\n<p>Fakoly, en r\u00e9affirmant son engagement en faveur de la d\u00e9mocratie et des droits humains en Afrique de l\u2019Ouest, utilise la musique pour \u00e9veiller les consciences et inciter les jeunes \u00e0 s\u2019engager activement pour la d\u00e9fense de leurs droits comme il le fait depuis pr\u00e8s de trois d\u00e9cennies.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reggae, genre musical n\u00e9 de la r\u00e9sistance en Jama\u00efque, s\u2019est toujours pr\u00eat\u00e9 \u00e0 la d\u00e9nonciation des injustices et \u00e0 l\u2019appel \u00e0 la libert\u00e9. Tiken Jah Fakoly, fid\u00e8le \u00e0 cette tradition, utilise le reggae non seulement comme un moyen d\u2019expression artistique, mais aussi comme un puissant outil de protestation. Le cri de c\u0153ur de Fakoly pour la d\u00e9mocratie r\u00e9sonne particuli\u00e8rement fort dans le contexte actuel, o\u00f9 de nombreux pays africains sont confront\u00e9s \u00e0 des crises politiques et s\u00e9curitaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, ce message de libert\u00e9 ne fait pas l\u2019unanimit\u00e9. Cette polarisation met en lumi\u00e8re la divergence des opinions publiques, o\u00f9 l\u2019intol\u00e9rance envers les voix dissidentes est en hausse. Les gouvernements mais aussi une partie de la population semblent r\u00e9ticents \u00e0 accueillir des critiques envers le pouvoir. Le cri de c\u0153ur de Fakoly et de Amen Jah Ciss\u00e9&nbsp; pour la d\u00e9mocratie r\u00e9sonne particuli\u00e8rement fort dans le contexte actuel, o\u00f9 de nombreux pays africains sont confront\u00e9s \u00e0 des crises politiques et s\u00e9curitaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reggae, avec ses rythmes devient le vecteur d\u2019un message urgent : la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger les acquis d\u00e9mocratiques durement obtenus. En d\u00e9non\u00e7ant certaines d\u00e9rives, Fakoly rappelle l\u2019importance de la libert\u00e9 d\u2019expression comme pilier de toute d\u00e9mocratie viable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bah Traor\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Analyste politique et s\u00e9curitaire au Sahel<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tiken Jah Fakoly, figure embl\u00e9matique du reggae africain, a r\u00e9cemment fait parler de lui avec la sortie de son single \u201cActualit\u00e9s br\u00fblantes\u201d le 8 ao\u00fbt 2024. En futuring avec le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":19154,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[33,32],"tags":[],"class_list":["post-19152","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-mali-tribune","category-musique-art-et-culture"],"jetpack_publicize_connections":[],"featured_image_urls":{"full":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"thumbnail":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-300x99.jpg",300,99,true],"medium_large":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"large":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"1536x1536":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"2048x2048":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-recipe-1200x1200":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-recipe-1200x900":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-recipe-1200x675":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-single-full":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-slider-full-thumb":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-full-thumb":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-slider-thumb":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-magazine-slider":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg",696,229,false],"penci-thumb":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-585x229.jpg",585,229,true],"penci-masonry-thumb":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-585x192.jpg",585,192,true],"penci-thumb-square":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-585x229.jpg",585,229,true],"penci-thumb-vertical":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-480x229.jpg",480,229,true],"penci-thumb-small":["https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1-263x175.jpg",263,175,true]},"author_info":{"display_name":"Nandi","author_link":"https:\/\/nandi.info\/?author=1"},"category_info":"<a href=\"https:\/\/nandi.info\/?cat=33\" rel=\"category\">Mali Tribune<\/a> <a href=\"https:\/\/nandi.info\/?cat=32\" rel=\"category\">Musique Art et Culture<\/a>","tag_info":"Musique Art et Culture","comment_count":"0","jetpack_featured_media_url":"https:\/\/nandi.info\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Tiken-Facoly-Jah-Cisse-696x229-1.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=19152"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19155,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19152\/revisions\/19155"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/19154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=19152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=19152"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nandi.info\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=19152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}