{"id":11809,"date":"2023-02-14T12:02:23","date_gmt":"2023-02-14T11:02:23","guid":{"rendered":"https:\/\/nandi.info\/?p=11809"},"modified":"2023-02-14T12:02:23","modified_gmt":"2023-02-14T11:02:23","slug":"lutte-contre-les-insectes-ravageurs-course-contre-la-montre-pour-le-ministre-keita","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nandi.info\/?p=11809","title":{"rendered":"Lutte contre les insectes ravageurs : Course contre la montre pour le ministre Ke\u00efta"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>Le plus grand d\u00e9fi du ministre du D\u00e9veloppement rural est d\u2019arriver \u00e0 vaincre les insectes ravageurs et les maladies qui s\u2019attaquent aux cultures. En attendant l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019hivernage prochain, le ministre doit multiplier les initiatives pour \u00e9viter au pays la situation que certains producteurs ont connu pendant la derni\u00e8re saison hivernale. En effet, les paysans maliens font face \u00e0 la menace d\u2019une esp\u00e8ce de ravageurs qui s\u2019attaquent aux cultures maraich\u00e8res et au cotonnier. Si rien n\u2019est fait rapidement pour combattre ce fl\u00e9au, les cultivateurs et l\u2019\u00e9conomie nationale pourraient prendre un coup dur.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap\">D\u00e9j\u00e0, cette esp\u00e8ce nuisible a caus\u00e9 des d\u00e9g\u00e2ts importants chez les producteurs de coton. Mais la r\u00e9ponse doit \u00eatre au-del\u00e0 du Mali, puisque la m\u00eame esp\u00e8ce a perturb\u00e9 la production du coton dans d\u2019autres pays ouest-africains comme le Togo, le S\u00e9n\u00e9gal ou encore le B\u00e9nin. On sait que le coton joue un grand r\u00f4le dans l\u2019\u00e9conomie malienne. Selon les responsables du monde rural, l\u2019esp\u00e8ce est d\u00e9j\u00e0 connue au Mali et dans le reste de l\u2019Afrique. Mais le drame cette ann\u00e9e est que les paysans ont \u00e0 faire \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 nouvelle qui r\u00e9siste aux traitements jadis utilis\u00e9s pour combattre le danger. Selon les experts, les esp\u00e8ces de jassides les plus fr\u00e9quentes \u00e9taient facilement ma\u00eetrisables contrairement \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 actuelle. Leurs populations sont fort heureusement limit\u00e9es par la pilosit\u00e9 foliaire des vari\u00e9t\u00e9s cultiv\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e, les paysans maliens ont pu r\u00e9aliser les plus grandes superficies de coton que le Mali ne soit jamais parvenu \u00e0 faire. Les autorit\u00e9s ont pu emmener dans les coop\u00e9ratives les plus grandes quantit\u00e9s d\u2019engrais que le Mali n\u2019avait jamais connues. En termes de gestion de la fertilit\u00e9 des sols pour la durabilit\u00e9 de la production, les autorit\u00e9s ont apport\u00e9 aux paysans les plus grandes quantit\u00e9s d\u2019engrais organiques et de biostimulant que le Mali n\u2019avait jamais connues. Mais ce sont les ravages du cotonnier par les jassides, exacerb\u00e9s par l\u2019humidit\u00e9 abondante.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la premi\u00e8re fois, le prix du coton par kilo avoisine 300 FCFA, ce qui repr\u00e9sente une manne financi\u00e8re pour les paysans. La volont\u00e9 de Nango est de donner au paysan l\u2019envie de cultiver le coton et l\u2019opportunit\u00e9 de sortir de la pauvret\u00e9. Rien qu\u2019en 2021, les paysans de la r\u00e9gion de Kita ont empoch\u00e9 20 milliards de b\u00e9n\u00e9fice apr\u00e8s avoir pay\u00e9 leurs dettes aux banques qui pr\u00eatent de l\u2019argent pour la campagne agricole. C\u2019est du jamais vu, selon certains observateurs qui estiment qu\u2019aucun projet ne peut investir autant d\u2019argent dans une communaut\u00e9 au Mali.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est que le d\u00e9but de l\u2019ambitieux plan concoct\u00e9 par l\u2019actuel directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Cmdt qui travaille d\u2019arrachepied pour que les zones de production de la Cmdt puissent changer de visage sur le plan \u00e9conomique. Pour r\u00e9duire davantage les charges de production pour les paysans, Nango Demb\u00e9l\u00e9 a obtenu du gouvernement une r\u00e9organisation des textes qui permette \u00e0 la Cmdt de devenir l\u2019unique fournisseur des paysans en intrants agricoles. Ce faisant, le directeur de la Cmdt s\u2019attaque aux int\u00e9r\u00eats d\u2019une poign\u00e9e de privil\u00e9gi\u00e9s qui su\u00e7aient le sang des paysans.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi que les groupes d\u2019int\u00e9r\u00eat qui faisaient de la sp\u00e9culation sur le prix de l\u2019engrais et autres intrants agricoles sont en train de battre campagne contre Nango Demb\u00e9l\u00e9. Ils ont tent\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises de passer par des organisations paysannes dont ils ont choisi quelques repr\u00e9sentants pour combattre les initiatives de la Cmdt. Mais l\u00e0 o\u00f9 ils se trompent, c\u2019est que le directeur de la Cmdt est au service du Mali et non \u00e0 la solde de quelques privil\u00e9gi\u00e9s. Les tentatives de manipulation des organisations paysannes sont vou\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9chec, puisque la majorit\u00e9 des producteurs de coton ont compris que leur salut est dans les champs.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9vision initiale du Mail \u00e9tait de 760&nbsp;000 ha, les intrants ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9s en fonction, et 743 000 ha ont \u00e9t\u00e9 effectivement emblav\u00e9es et fertilis\u00e9s malgr\u00e9 tous les d\u00e9boires qu\u2019ont connus le processus d\u2019approvisionnement en intrants : embargo, flamb\u00e9e des prix des intrants sur le march\u00e9 mondial. Pour parler du retard des mises en place, notons que l\u2019apport des engrais aux cultures est \u00e9chelonn\u00e9. Il se fait par phase de d\u00e9veloppement de la culture et par nature d\u2019\u00e9l\u00e9ments fertilisants. Le cotonnier n\u2019a pas besoin de tous les engrais au m\u00eame moment. Cela rend flexible les p\u00e9riodes de mise en place.<\/p>\n\n\n\n<p>A un moment donn\u00e9 de la campagne, nous avons assist\u00e9 \u00e0 une infestation massive des champs par les insectes, les jassidaes. L\u2019esp\u00e8ce connue a toujours \u00e9t\u00e9 ma\u00eetris\u00e9e au Mali, mais cette ann\u00e9e la nouvelle vari\u00e9t\u00e9 qui a fait \u00e9ruption dans les champs n\u2019\u00e9tait pas connue et est rest\u00e9e insensible aux traitements classiques vulgaris\u00e9s au Mali. Les d\u00e9g\u00e2ts ont concern\u00e9 toute la sous-r\u00e9gion : le Mali, le Burkina Faso, le Togo, la C\u00f4te d\u2019Ivoire,\u2026 Le rythme de propagation de l\u2019insecte \u00e9tait anormal, touchant toute la sous-r\u00e9gion simultan\u00e9ment et presque toutes les cultures, m\u00eame les arbres fruitiers, agrumes, manguiers, anacardiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur cette question, le collectif des producteurs de coton a organis\u00e9 une conf\u00e9rence de presse le 20 janvier 2023, au cours de laquelle les b\u00e9n\u00e9ficiaires ont pos\u00e9 leurs dol\u00e9ances, mais ils n\u2019ont jamais fait cas de scandales pour diaboliser une personne. Ils ont demand\u00e9 aux manipulateurs et ennemis du coton d\u2019\u00eatre honn\u00eates. Depuis le 26 octobre 2014, le collectif des producteurs de coton a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et il se bat pour l\u2019assainissement du secteur coton. D\u00e8s lors, deux groupes de producteurs de coton distincts existent. Ce collectif qui se bat pour assainir la conf\u00e9d\u00e9ration et ceux qui ont mal g\u00e9r\u00e9 les fonds, en complicit\u00e9 avec des cadres v\u00e9reux nationaux et internationaux depuis son installation en 2006. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que ce combat se fera sans un moindre recul. Le PDG de la Cmdt n\u2019a rien \u00e0 y voir. Seulement, les r\u00e9sultats que ce dernier a engrang\u00e9s aiguillonnent les ennemis du coton malien.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Mali a une longue tradition de lutte contre ces genres de ravageurs. A en croire les sp\u00e9cialistes, en 1952, certaines lign\u00e9es de coton pr\u00e9sentant des faibles densit\u00e9s de poils avaient \u00e9t\u00e9 presque totalement d\u00e9truites par les jassides sur la station de N\u2019Tarla. Ce m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne a par la suite \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises, y compris dans d\u2019autres localit\u00e9s comme Farako ou Sougoula dans le sud de la zone cotonni\u00e8re en 1995 et 1996. Pour les sp\u00e9cialistes, ces observations montrent que ces ravageurs sont potentiellement tr\u00e8s dangereux pour les cultures.<\/p>\n\n\n\n<p>Les professionnels sont persuad\u00e9s qu\u2019il est donc n\u00e9cessaire de maintenir dans les vari\u00e9t\u00e9s un niveau de pilosit\u00e9 suffisant pour emp\u00eacher leurs attaques. En se nourrissant par des piq\u00fbres au niveau des nervures des feuilles, les jassides provoquent des jaunissements des bords du limbe, souvent accompagn\u00e9s d\u2019un enroulement vers le bas, qui par la suite s\u2019\u00e9tendent \u00e0 tout le limbe pendant que les bords rougissent. La feuille finit enfin par se dess\u00e9cher. Et la photosynth\u00e8se de la plante est perturb\u00e9e par ces attaques et des chutes d\u2019organes fructif\u00e8res en r\u00e9sultent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les scientifiques expliquent qu\u2019une autre esp\u00e8ce de jassides, O. cellulosus, est plus connue au Mali par la virescence florale qu\u2019il transmet. Cette maladie, qui provoque la st\u00e9rilit\u00e9 des plants puisque tous les organes floraux sont transform\u00e9s en organes foliaires, reste tr\u00e8s spectaculaire mais n\u2019affecte qu\u2019un pourcentage limit\u00e9 de plants. En culture cotonni\u00e8re au Mali plus de 200 ravageurs ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9s. Mais dans ce complexe, qui est domin\u00e9 par les col\u00e9opt\u00e8res et les h\u00e9mipt\u00e8res, seules quelques esp\u00e8ces sont r\u00e9ellement tr\u00e8s nuisibles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nampaga KONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Preuve<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le plus grand d\u00e9fi du ministre du D\u00e9veloppement rural est d\u2019arriver \u00e0 vaincre les insectes ravageurs et les maladies qui s\u2019attaquent aux cultures. 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