Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme figurait parmi les membres du gouvernement qui ont présenté leurs bilans des cinq ans de refondation engagée par le président Assimi Goïta. C’était le 23 juin 2026 au Centre international des conférences de Bamako (CICB).
La culture est indiscutablement la pierre angulaire du Mali Kura qui se construit depuis cinq ans à travers d’ambitieuses réformes engagées pour la refondation de l’État. Ces cinq dernières années, plusieurs réalisations ont été faites pour restaurer la mémoire historique et la dignité des Maliens. Cela s’est traduit notamment par la reconnaissance et la valorisation des autorités et légitimités traditionnelles, de l’éducation aux valeurs sociétales pour inculquer une culture du Mali Kura à la jeunesse à travers le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) ; de l’initiation de réformes majeures pour le développement des secteurs de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme… La revitalisation culturelle des territoires, l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs des trois secteurs ; la professionnalisation et la promotion des talents pour le rayonnement culturel et le repositionnement de l’image du Mali ; le renforcement de la coopération avec les pays de la Confédération des États du Sahel… n’ont pas été des axes négligés. Cette volonté politique s’est manifestée par la « décision historique » de faire de 2025 une « Année de la culture au Mali ». Pour le ministre Mamou Daffé, ces « cinq années de gouvernance du président Assimi Goïta ont marqué une étape importante pour le Mali ». Pendant cette période, des actions novatrices ont été initiées et mises en œuvre avec la volonté politique d’entreprendre une refondation nationale fondée sur la mémoire, les valeurs et l’identité culturelle ouvrant la voie vers un Mali Kura solide. Un État moderne « fier de son identité et tourné vers l’avenir ».
« Sous le leadership éclairé du Général d’armée Assimi Goïta, des chantiers culturels majeurs ont été engagés ces cinq dernières années pour inculquer une culture du Mali Kura à la jeune génération, contribuer à la revitalisation culturelle des territoires et restaurer l’image de marque du Mali sur la scène internationale. Toutes ces actions participent à la renaissance et à la souveraineté culturelles de notre pays », a rappelé Mamou Daffé.
Hommage aux grandes figures de l’histoire nationale et aux chefs de guerre
Il a notamment l’accent sur la réalisation à Koulouba de la place « Mali Cɛbaw », comportant onze bustes de grandes figures de l’histoire nationale, et celle baptisée « Mali Kεlεmasaw » qui abrite quatorze bustes de chefs de guerre. Il a également indiqué que onze boulevards, quinze avenues, cinq rues, une place publique et trois établissements publics ont été rebaptisés dans le district de Bamako.
L’institutionnalisation de la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles du Mali ainsi que l’instauration des Journées nationales du patrimoine culturel… sont des acquis de cinq ans de refondation portée par la souveraineté retrouvée. La mise en œuvre du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) s’est matérialisée à travers quatre projets majeurs inscrits dans le programme Maliden Kura 2025-2027 : Faso Sifinso, Faso Baro Kènè, l’élaboration du curriculum Maaya ni Danbé et la création du corps des Danbé Kolosibaw.
L’élaboration du Programme triennal Maliden Kura 2025-2027 ; la nouvelle Politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme ; l’adoption de l’Ordonnance N°2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique ; l’application des mesures orientant la commande publique vers les PME de droit malien et la production nationale, ainsi que« Spéciales Vacances Culture : Les Maliens visitent le Mali » le lancement du projet sont, entre autres, les réformées engagées ces dernières années.
Une dizaine de projets ont été financés en 2025 dans le cadre de SIGIDA NIETA/Initiatives locales pour la promotion du patrimoine (ILP), un projet pilote de revitalisation culturelle des territoires. Plusieurs projets de création artistique ont bénéficié d’un accompagnement, dont vingt-cinq en 2025, dans les domaines du théâtre, du conte, du slam, de la danse et des arts visuels. Tout comme plus de 127 événements culturels ont été soutenus dans le cadre de la célébration de l’Année de la Culture et de l’identité nationale.
Régime spécial de prévoyance sociale destiné aux acteurs privés de la culture, de l’artisanat et du tourisme, l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) a été lancée pour mieux protéger les acteurs des différents secteurs. « Près de 953 acteurs ont déjà été enrôlés en 2025 », a souligné M. Daffé. Le ministre n’a pas passé sous silence la distribution de 3 000 kits alimentaires aux acteurs des secteurs concernés, ainsi que la remise de 300 kits solaires aux artisans du Mali par le Président de la Transition. Sans oublier la remise de kits de métiers à tisser à cinq centres artisanaux de Ségou, de Sikasso, de Mopti et de Bamako.
Quand le rayonnement culturel devient une réalité palpable
Des actions louables ont été aussi menées pour la professionnalisation et la promotion des talents. C’est ainsi qu’un incubateur dédié à la professionnalisation des talents Maliden Kura a été lancé en 2025 avec une première cohorte de quinze incubés. À l’heure de ce premier bilan, le ministre a aussi annoncé l’ouverture d’un Master dans les métiers du patrimoine au Conservatoire des arts et métiers multimédia « Balla Fasséké Kouyaté », ainsi que la formation d’une centaine de professionnels des secteurs concernés.
En cinq ans de réforme et d’engagement, le rayonnement culturel et le repositionnement de l’image du Mali sont de nos jours un acquis. Un objectif atteint grâce, selon Mamou Daffé, à « la redynamisation » des coopérations culturelles avec plusieurs pays et à la création du Cercle des ambassadeurs pour les arts et la culture au Mali (CACM). Le ministre a également salué la relance du tourisme à travers le retour progressif de visiteurs étrangers lors de grands événements culturels tels que le « Festival Vivre Ensemble» de Tombouctou et Ségou’Art/Festival sur le Niger. Il a également annoncé la mise en place du portail numérique « Majestic Mali » destiné à promouvoir la destination Mali à travers des contenus attractifs.
L’organisation réussie de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 », la relance du Festival international Triangle du Balafon à Sikasso, ainsi que la revitalisation du Musée national du Mali à travers de nouveaux aménagements et l’exposition « Âge d’or du Mali » rehaussent un bilan largement satisfaisant. Pour ce qui est de la coopération culturelle… au sein de l’AES, elle s’est traduite par l’élaboration d’une Politique culturelle commune, la création de l’hymne de l’AES intitulé « Sahel Benkan », ainsi que l’élaboration d’une stratégie commune de développement de l’artisanat.
Comme on peut le constater ces cinq ans de gouvernance du président Assimi Goïta ont été une étape importante dans notre quête d’affranchissement de la dépendance pour parvenir à une souveraineté pleinement assumée. Les efforts consentis dans les tous les domaines traduisent une volonté claire de refondation nationale fondée sur la mémoire et les valeurs en vue de l’avènement d’un Mali solide, prospère, fier de son identité et tourné vers l’avenir. Une vision qui fait de la culture une solide fondation pour bâtir le Mali Kura.
Moussa Bolly



