Après 30 mois de mise en œuvre, le projet Siguida Hêrêma entend franchir une nouvelle étape pour transformer les espaces de dialogue en actions concrètes tel est l’ambition affichée lors du forum multi-acteurs consacré au renforcement des mécanismes de dialogue et de redevabilité pour un espace civique apaisé et inclusif au Mali. Une initiative de Search for Common Ground, en partenariat avec l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL).
Réunissant des représentants des organisations de la société civile, des médias ainsi que des partenaires techniques et financiers, le forum a été l’occasion de faire le bilan des acquis du projet Siguida Hêrêma et de réfléchir aux moyens de consolider la dynamique de concertation entre les différents acteurs de l’espace civique.
Dans son allocution, le directeur pays de Search for common ground, M’Bara Adiawiakoye a rappelé que les différences entre acteurs, qui n’ont pas toujours les mêmes responsabilités, les mêmes perspectives, ni les mêmes priorités selon lui c’est précisément pour cela qu’il faut dialogués.

Pour lui, un espace civique apaisé ne signifie pas l’absence de désaccords, mais plutôt la capacité des acteurs à exprimer leurs points de vue de manière constructive, à préserver les relations et à rechercher des terrains d’entente raison pour laquelle dialogué entre nous c’est très importants.
Le projet Siguida Hêrêma a accompagné une dynamique collective à Bamako, Gao et Mopti, parmi ses principaux acquis figure la mise en place du réseau siguida hêrêma, qui regroupe aujourd’hui 43 organisations de la société civile et des médias.
Le projet a également permis la diffusion de 1 532 émissions de consultation par les radios partenaires, offrant aux populations des espaces d’expression et de dialogue, 66 candidatures enregistrées dans le cadre d’un concours de production de contenus et plus de 109 000 personnes atteintes sur les réseaux sociaux.
Ce forum intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et sociaux qui continuent d’influencer la participation citoyenne, la cohésion sociale et la confiance entre citoyens et institutions. Les organisateurs estiment que le renforcement des passerelles entre société civile, médias, institutions publiques et autres acteurs constitue un enjeu important pour maintenir un espace civique ouvert, inclusif et résilient.
Alors que le projet Siguida Hêrêma approche de son terme, la question de la pérennisation des acquis s’impose, l’objectif demandé est de faire en sorte que les espaces de dialogue continuent à fonctionner sous le leadership des acteurs autour de la paix, de la cohésion sociale et de la participation citoyenne.
Kadiatou Traoré





